La Platform kont lalwa travay anti-travayer se réunit samedi pour préparer l’Assemblée des délégués du samedi 19 janvier. Selon Reeaz Chuttoo, un des porte-parole, un « document consensuel » sera remis par la suite au ministre du Travail, des Relations industrielle et de l’Emploi, Shakeel Mohamed, dans le cadre des pourparlers entourant les amendements à apporter à l’Employment Rights Act et à l’Employment Relations Act.
« L’Assemblée des délégués sera appelée à approuver la remise au ministre d’un “document consensuel” (voir encadré), c’est-à-dire d’un document qui a été avalisé depuis 2008 par tous les syndicats, les fédérations syndicales et les confédérations syndicales, réunis au sein du Trade Union Common Platform. Ce document, sur lequel tous les dirigeants syndicaux ont unanimement apposé leur signature, contient les amendements qu’ils voulaient tous, dès 2008, voir apporter à ces deux textes de lois anti-travailleurs, c’est-à-dire, l’Employment Rights Act (ERiA) et à l’Employment Relations Act (EReA) », explique Reeaz Chuttoo dans une déclaration au Mauricien.
Et Reeaz Chuttoo de rappeler que la Platform kont lalwa travay anti-travayer a été constituée en mai 2012 à l’initiative du syndicaliste Jack Bizlall. « Le principal objectif de la Platform est de faire pression sur le gouvernement pour apporter des amendements à l’ERiA et l’EReA qui protègent les intérêts des travailleurs », explique-t-il.
Le syndicaliste dit avoir observé que l’unanimité a été faite parmi les dirigeants syndicaux du pays que l’ERiA et l’EReA contiennent des clauses qui vont à l’encontre des acquis et des intérêts de la vaste majorité des travailleurs du pays. « Nous sommes ainsi tous d’accord que, dans son essence, toute loi du travail doit être en faveur des travailleurs et protéger leurs intérêts et non le contraire comme nous voyons avec ces deux lois du travail qui remplacent respectivement l’Industrial Relations Act et la Labour Act, et que nous dénonçons depuis leur promulgation en février 2009 », précise-t-il. « Par conséquent, nous sommes encore sur la même longueur d’onde quand nous avançons que tout amendement doit aller dans le sens du respect des droits acquis des travailleurs (dont le respect des droits de grève) et dans le sens d’un élargissement de la liberté syndicale », ajoute-t-il.
« Nous estimons qu’en proposant un document qui a déjà été approuvé et signé par l’ensemble des dirigeants syndicaux du pays, nous allons présenter un front uni aux autorités mauriciennes à ce moment si crucial pour la liberté syndicale à Maurice », souhaite Reeaz Chuttoo.
Le syndicaliste a annoncé que la manifestation du 2 février prochain à Rose-Hill tient bon.