En dépit de toutes les mesures annoncées par le ministère du Logement pour enlever l’amiante des maisons EDC, plusieurs familles y vivent toujours. Certaines disent même ignorer les facilités auxquelles elles sont éligibles pour que l’amiante soit enlevé de leurs maisons. Plusieurs familles n’ont pas les moyens d’habiter ailleurs…
Selon les chiffres fournis par le ministère du Logement, 45 familles habiteraient toujours des maisons du type EDC, qui sont restées dans leur état d’origine. Sur les 3,113 maisons construites de 1961 à 1963, on a enlevé l’amiante dans 633 d’entre elles, et 18 ne sont pas habitées. Le reste ne représenterait pas de danger pour leurs occupants car ces maisons seraient “bien entretenues”, si l’on en croit le ministère. Cette assurance a été donnée au Parlement en décembre 2011. Le ministère s’est voulu rassurant en arguant qu’aussi longtemps que les plâtres contenant de l’amiante ne sont pas abîmés et qu’une peinture à l’huile ou à base d’“époxy” est utilisée, il n’y aurait pas de risques de contamination. L’amiante étant de texture fibreuse, ces particules ne peuvent être inhalées qu’en cas d’abrasion.
Mais cela signifie-t-il que tout danger est écarté ? Pas si sûr, estime le syndicaliste Reaz Chuttoo, qui milite depuis de nombreuses années en faveur des familles habitant des maisons contenant de l’amiante. Pour lui, même si une petite quantité a été inhalée, la personne peut être malade des années plus tard.