Incorporée en septembre 2010, l’Amity Institute of Higher Education (AIHE), basée à Ébène, est la première université privée de l’île à délivrer ses propres diplômes, lesquels sont accrédités par la Tertiary Education Commission (TEC). C’est ce qu’a indiqué, hier à la presse, l’ancien ministre de l’Éducation et actuel président de l’Advisory Board de l’institut, Armoogum Parsuramen. Tout en faisant partie d’Amity India, l’université à Maurice se veut autonome et n’est donc pas dirigée par le campus en Inde ou un autre des nombreux pays où est présent Amity. Les cours tiennent compte de l’employabilité des jeunes. Par ailleurs, des bourses pour des cours à plein temps ou à temps partiel sont offertes aux plus méritants ou plus nécessiteux.
Selon le Pr Parsuramen, les cours dispensés sont régis par les réglementations et les lois en vigueur à Maurice. À ce jour, trois facultés existent, notamment celle de Management, Accounting & Finance ; celle de Tourism & Hospitality Management et celle de Information & Communication Technology. Bien d’autres formations sont prévues dans le futur dans des domaines aussi variés que l’éducation, l’architecture et la biotechnologie.
Depuis ses deux années d’existence, l’AIHE de Maurice a offert quatre bourses à des étudiants mauriciens. Huit autres étudiants ougandais, ayant bénéficié d’une bourse d’étude du gouvernement mauricien, entreront dans une faculté de l’AIHE à la rentrée prochaine.
Les étudiants suivant les cours à plein temps ont droit à un ordinateur portable muni de logiciels essentiels. Selon Armoogum Parsuramen, les étudiants ont la possibilité d’effectuer un semestre à l’étranger durant leur formation. Inversement, des étudiants d’Amity d’autres pays — Angleterre ; Singapour ; Dubaï ; États-Unis ; Afrique du Sud ; Chine ; Inde — ont également la possibilité d’effectuer un séjour à Maurice, « ce qui leur permet une interaction avec d’autres nationalités, contribuant par là même à leur épanouissement ».
Pour le Dr Dhananjay Keskar, le directeur, il y a un nombre croissant d’étudiants de l’étranger. En deux ans, la population estudiantine de l’AIHE de Maurice est allée croissante à en croire les statistiques : de 60 inscriptions en 2011 à 112 en 2013. L’université compte actuellement 319 étudiants inscrits dont 219 Mauriciens et la centaine autre étant majoritairement d’Afrique. 31 sont d’Inde, 21 de Nepal, 21 de Nigeria, 1 de Hong Kong et 1 d’Espagne. Selon le Dr Keskar, « le gouvernement a décidé de placer Maurice comme un Education Hub. Et, nous recevons des étudiants d’Afrique ».
L’accent est mis sur une « éducation de qualité et basée sur des valeurs ». Armoogum Parsuramen devait citer le président fondateur d’Amity, Ashok Chauhan : « L’éducation, les compétences et les connaissances mises ensemble ne peuvent mener un homme au succès s’il n’a aucune valeur humaine ». Par ailleurs, une grande importance est accordée à l’employabilité des jeunes à l’issue de leur formation. « Simplement décrocher un diplôme n’est pas suffisant. Il faut être à l’aise lors des interviews afin de décrocher un emploi facilement ». Les cours, selon lui, doivent correspondre à la demande. C’est ainsi que l’université s’est basée sur les filières prioritaires du ministère de l’Éducation. « Les formations offrent des opportunités d’emploi à Maurice et à l’international ». L’université a engagé des négociations avec le gouvernement afin que l’AIHE puisse ouvrir un full-fledged campus avec une école, un campus et autres facilités appropriées.
L’AIHE de Maurice n’a pas négligé les Rodriguais. Trois bourses ont été octroyées à chacun des trois collèges de l’île. L’université prévoit aussi des causeries animées par des CEO de diverses compagnies de l’île de même que par des personnalités à l’instar du ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui viendra interagir avec les étudiants ce jeudi au BPML sur le thème « Vision and Policies that will contribute to our country’s growth ».
Pour un cours de deux à trois ans, il faut compter environ Rs 150 000 par an et Rs 500 de frais d’inscription. Interrogé quant à son positionnement par rapport à la série d’institutions tertiaires qui existent aujourd’hui à Maurice, le Pr Parsuramen répond que « nous sommes confiants. Nous comptons dans un proche avenir ouvrir un grand campus. Nous ne voulons pas représenter un doublon par rapport à ce que font les autres institutions ». Les chargés de cours sont à la fois mauriciens et étrangers.