Le Government Teachers Union (GTU), par la voix de son président, Vinod Seegum, estime que le budget présenté par Pravind Jugnauth « regorge de bonnes intentions », mais qu’on « aurait pu mieux faire ». Au cours d’un point de presse mercredi à Port-Louis, ce dernier a fait le point sur le secteur éducatif en soulignant que l’investissement « aurait dû être plus conséquent », soulignant que « la somme de Rs 590 M pour le rehaussement des infrastructures des écoles primaires et secondaires risque d’être insuffisante ». Toutefois, la GTU a accueilli favorablement les fonds alloués pour le recrutement de 308 éducateurs du primaire et de 184 Support Teachers. « Néanmoins, ce nombre est en dessous de nos espérances car il n’y a pas eu de recrutement durant les cinq dernières années, tenant compte du nombre d’enseignants partis à la retraite », fait ressortir Vinod Seegum.
Commentant les autres mesures budgétaires, le président de la GTU se dit d’avis que le taux de croissance de 4,1% évoqué par le ministre des Finances est « réalisable » car « le démarrage des gros projets – comme le métro express, la construction de logements sociaux et des Smart Cities, entre autres – donnera certainement un coup de fouet à l’économie ». D’ailleurs, Vinod Seegum se dit pleinement en faveur du projet de métro qui, selon lui, « boostera la croissance ». Toutefois, la GTU estime que Pravind Jugnauth aurait pu « faire mieux pour ceux au bas de l’échelle ». Et de commenter l’introduction du “Negative Income Tax System”, qui offrira un soutien financier à ceux percevant moins de Rs 10 000 mensuellement. « Cette mesure a laissé un goût amer car certains auront entre Rs 250 et 300 par mois, et non un support de Rs 1 000. »
Par ailleurs, Vinod Seegum a qualifié de « fort louable » la baisse du prix de la farine, mais avance que la GTU s’attendait à d’autres baisses similaires sur des produits d’alimentation de base, ce qui « aurait créé le “feel good” parmi les travailleurs et autres démunis de la société ». La GTU a en revanche salué la construction de deux maisons de retraite et le “Solidarity Levy” imposé aux High Income Earners.