Le coût de la vie entre juillet 2008 et décembre 2012 a augmenté de 22 % (2008/2009 : 6.9 ; 2009/2010 : 1.7 ; 2010/2011 : 5.1 ; 2011/2012 : 5.1 et juillet/décembre 2012 : 1.7 ( ?). La méthode utilisée par le PRB : restituer cette perte du pouvoir d’achat. Plus le taux d’inflation augmente, plus cette restitution est conséquente. Le premier changement nécessaire consiste à ramener l’inflation à moins de 3% annuellement pour réduire ses effets tant sur l’économie que sur les salaires. C’est au plan du contrôle de l’inflation que le combat syndical doit être mené d’abord et avant tout. Seules les femmes s’intéressent à ce combat…
Les effets d’une inflation, représentant 22%, sur un panier de consommation d’une valeur de Rs 12,000, s’élèvent à Rs 2,640. Ceux donc qui touchent une augmentation inférieure à Rs 2,640 subissent une érosion de leur pouvoir d’achat et ceux ayant obtenu une augmentation plus élevée ont été surcompensés. C’est cette discrimination dans la méthode de M. Appanah (ex-Directeur du PRB) qu’il faut résoudre. Il y a une solution alternative.
Prenons quelques exemples du Rapport du PRB 2013.
Si nous analysons les augmentations obtenues par les juges, les Permanent Secretaries (PS), le directeur du PRB, les ministres, entre autres, la situation est inacceptable. Je ne vise pas les personnes concernées mais je fais un appel à leur bon sens. Ils ne doivent être les vecteurs de la cassure sociale.
Par ailleurs, à titre indicatif, un juge en fonction a eu comme rôle dans un arbitrage il y a quelques années de déterminer ‘Who should bear the costs of the arbitration and what should be the quantum of such costs’. Sa sentence n’a-t-elle pas été comme suit : Rs 9,516,843.20 ‘to be paid not later than ONE MONTH as from the date of the award’, soit Rs 1,325,000 comme ‘costs of the arbitrator and administrative fees’ ?
Qui plus est, des années durant notre roupie a été sciemment dépréciée dans une perspective politique pour favoriser nos exportations. Ainsi, toute la population a subventionné le secteur sucre, l’hôtellerie et la zone franche. Il en est de même pour la Mauritius Ports Authority (MPA), MK, etc. L’État a tiré sa part de « profit » par le biais de la TVA. Une véritable arnaque.
Les salaires en haut de la hiérarchie du privé comme du public ont été augmentés considérablement depuis 2008. Cela a eu un effet inflationniste additionnel.
Il est évident que pour vivre, la presque totalité des travailleurs du privé et de la fonction publique s’endettent. L’entreprise en pôle position en termes de profit pour 2011 est la MCB avec quelque Rs 5,37 milliards. La SBM occupe la troisième place avec Rs 2,48 milliards. La Mutual Aid Association arrive en dix-septième position avec Rs 691 millions.
Quand une banque, censée être un intermédiaire entre les épargnants et les emprunteurs, s’enrichit de cette façon, c’est que la société perd le Nord.    
Nous allons tout droit vers la fracture sociale. Je demande à tous les syndicalistes de se rassembler pour dégager une voie alternative. Il en existe une. Mon appel s’adresse à Serge Jauffret, Atma Shanto, Jane Ragoo, Giandev Peeharry, Deepak Benydin, Radhakrisna Sadien, Potaya Kuppan, Alain Tolbize etc.
« Nouvelle Constitution et Deuxième République »…
J’ai été contraint de lire le texte de Collen paru dans la page Forum du vendredi 12, parce qu’elle a mentionné mon nom. J’ai déjà dit que Collen n’a plus rien de sérieux à proposer en politique et que ses propos, qui relèvent de l’élucubration et de la fabulation, posent un gros problème. Elle passe largement à côté de ce que le Mouvement Premier Mai propose comme Nouvelle Constitution et Deuxième République, et revient avec un programme politique reposant sur le communalisme et l’anti-communalisme. Elle ose encore critiquer les autres.    
La voilà qui s’inscrit dans un « infanticide symbolique » en s’attaquant à Subron. Elle oublie que Subron a été, tout jeune, un membre du parti Lalit et qu’elle a été sa formatrice. Ses critiques contre Subron ne peuvent avoir qu’un effet boomerang. Il faut qu’elle laisse Subron en paix. Ce dernier a besoin de se construire autrement. Cela va prendre du temps.
Il nous faut des historiens du futur. Pas dans le sens utopique du concept mais dans le sens de saisir le futur pour changer le présent. La culture se retourne contre l’humanité. Cela a déjà un effet boomerang. Je laisse Collen à ses futiles croisades.
Le Mouvement Premier Mai publie un livre intitulé Nouvelle Constitution et Deuxième République. Le livre est sous presse et sera lancé ce mois-ci au Eddy Norton Hall, à Rose-Hill.