Commentant les résultats des Municipales 2015, Rezistans ek Alternativ se présente comme la 3e force politique au niveau national. Ashock Subron exige que les partis politiques du mainstream rendent publiques leurs revenues. Lors d’une conférence de presse, hier, les membres de Rezistans ek Alternativ ont affirmé que l’électorat est dégoûté de la politique traditionnelle et rappelle ainsi à l’alliance Lepep que sa victoire du 10 décembre 2014 n’est pas acquise.
Avec un nombre de 17 777 voix, représentant 7,12% du suffrage, Rezistans ek Alternativ se dit satisfait du score qu’il a enregistré pour sa deuxième participation aux élections municipales, après celle de 2012. « Nous représentons la seule politique alternative de gauche qui a placé ses candidats dans toutes les villes et tous les arrondissements pour affronter les partis du mainstream », dit Ian Jacob. Selon lui, le taux d’abstention « massif » est dû à plusieurs facteurs : « C’est une expression de protestation contre les partis traditionnels ; un dégoût de la part de l’électorat face à la dégradation accélérée du système d’administration régionale et le déclin du Parti travailliste et du MMM. » Le pays se trouvant actuellement dans une phase de « transition » sur le plan politique, Ian Jacob rappelle à l’alliance Lepep qu’elle ne doit pas prendre pour acquis les votes du 10 décembre dernier : c’était un vote ad hoc et non un vote d’adhésion, selon lui.
Il lance ainsi un appel à ceux qui veulent adhérer au parti: « Après ces élections municipales, c’est le moment pour créer une force politique crédible. La participation de Rezistans ek Alternativ a été cruciale parce que le parti devient un acteur de la redéfinition politique. Rezistans ek Alternativ prône la démocratie participative, et pense à la mise en place de Ward Councils parce que nous sommes entrés dans un système totalitaire sans aucune opposition », soutient Ian Jacob.
Pour sa part, Ashock Subron dit le « total désaccord et la protestation » du parti concernant la manière dont la police a géré la manifestation des habitants de Trou d’Eau Douce, en procédant à l’arrestation de douze personnes.
Le syndicaliste demande au gouvernement d’honorer les promesses électorales faites durant la campagne 2014: « Dans son manifeste, l’alliance Lepep s’était dit en faveur d’une autonomie des systèmes d’administration régionale. Pour prouver sa bonne foi, le gouvernement doit amender le Local Government Act à la reprise de l’Assemblée nationale », dit Ashock Subron. Il demande également la déclaration publique du fincancement politique, l’introduction du salaire minimal, la destruction de la base de données de la carte d’identité biométrique, entre autres.
Sur un tout autre volet, Aichah Soogree a jugé « irresponsable » la décision du gouvernement d’enlever l’amiante de la liste d’interdiction du Consumer Protection (Price and Supplies Control) Act. « Rezistans ek Alternativ demande au gouvernement une explication publique et immédiate sur la décision du ministère de la Protection des consommateurs de permettre la distribution de l’amiante. Le gouvernement est très rétrograde, car il existe plusieurs alternatives à l’amiante », souligne-t-elle.