Dans le cadre de l’installation du nouveau gouvernement de l’Alliance Lepep, le parti politique de l’Entente pour la Démocratie Parlementaire (EDP) se propose de se constituer en une opposition extraparlementaire. C’est ce que vient d’annoncer ce vendredi le principal porte-parole de ce parti politique, Jack Bizlall. À cet effet, les parties constituantes de l’EDP se rencontreront le 10 janvier prochain pour définir leur stratégie.
« Dans le cadre de l’installation du nouveau gouvernement de l’Alliance Lepep et de la décrédibilisation de l’opposition parlementaire officielle, l’EDP se propose de se constituer en une opposition extraparlementaire pour faire monter la voix de la population en général ! » a affirmé Jack Bizlall, principal porte-parole de ce parti, ce vendredi midi, lors d’une rencontre avec la presse pour une analyse post-électorale de la participation de ce parti politique aux dernières élections générales du 10 décembre.
L’EDP avait aligné des candidats dans 13 des 20 circonscriptions du pays mais n’a réussi à en faire élire aucun. Ce parti politique, constitué peu avant les élections du 10 décembre, regroupe une douzaine d’organisations citoyennes et syndicales, d’Ong, de mouvements politiques ainsi que des travailleurs sociaux et des personnes qui se présenteront à titre individuel. « L’EDP sera une opposition extraparlementaire agissante, déterminée et guerrière ! » a précisé Jack Bizlall, qui était entouré de l’avocat José Moirt, de Jean-Noël Sandian, du syndicaliste Atma Shanto et d’autres animateurs du parti. « Nous allons très vite passer à l’offensive, d’autant plus que l’opposition parlementaire officielle constituée des députés PTr et MMM s’est complètement décrédibilisée durant la récente campagne électorale et, même, bien avant. Elle sera prisonnière de ses propres questions et réponses parce qu’elle pose des questions sur sa propre politique qu’elle a elle-même menée l’année dernière », a-t-il expliqué.
L’intervenant trouve par ailleurs que le gouvernement de l’Alliance Lepep « est un gouvernement fort, qui a, en lui-même, les germes de sa propre rupture et instabilité », a-t-il dit. « Leur programme gouvernemental ne donne pas les détails de leur projet de société et, de ce fait, il aura besoin de signer des accords formels avec la société civile, les syndicats, les Ong et autres associations pour mettre en oeuvre ce qu’ils voudront réaliser. D’où notre vigilance extraparlementaire en tant que chien de garde », a-t-il poursuivi.
À cet effet, l’EDP se rencontrera le 10 janvier pour définir sa stratégie. « Chacune des parties constituantes de l’EDP s’occupera d’un dossier, d’un ministère ou d’une institution qu’il aura la responsabilité de suivre en tant qu’opposition extraparlementaire », a ajouté Jack Bizlall. Dans ce contexte, a ajouté le porte-parole de l’EDP, la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP) installera un parlement parallèle dans son quartier général à Rose-Hill. « Nous siégerons comme un véritable Parlement, il y aura des débats sur les questions du jour et les participants auront l’occasion de faire leurs armes politiques ! », a-t-il lancé. « Le congrès du 10 janvier décidera également de la participation de l’EDP aux prochaines élections municipales et, éventuellement, aux élections générales de 2019 », a-t-il ajouté.
Jack Bizlall s’est auparavant félicité du rejet par l’électorat, le 10 décembre dernier, du projet de IIe République de la défunte alliance PTr-MMM. « Nous l’avons échappé bel ! », s’est-il exclamé. « Mais cela ne diminue en rien notre détermination à oeuvrer pour l’avènement d’une véritable République démocratique, qui garantira nos droits et nos libertés ! », a-t-il dit.