Les services de la prison ont organisé mercredi pour la deuxième année consécutive la fête Angel Tree avec le soutien de la Prison Fellowship Mauritius (PFI). Cet événement, a indiqué le Commissaire des Prisons (CP) Jean Bruneau, a eu « des retombées positives dans plusieurs prisons du pays ». « Avec l’intérêt grandissant autour de cette manifestation, ce que nous notons, surtout, c’est que cet exercice aide à restaurer et renforcer les liens humains. »
Les proches et parents des détenus de la prison centrale de Beau-Bassin étaient réunis mercredi de 13 h à 15 h 30 à la Training School de l’institution carcérale autour de la deuxième édition de la fête Angel Tree. « Cette fête est organisée depuis plusieurs années au sein de nos prisons, explique le Principal Prisons Welfare Officer Mahesh Ramassur. Cependant, depuis l’année dernière, avec l’arrivée du nouveau CP, une nouvelle impulsion a été donnée à la manifestation. »
Jean Bruneau abonde dans le même sens : « La Prison Fellowship Mauritius est associée depuis longtemps à cette fête destinée à rappeler la lumière spirituelle et humaine de la fête de Noël parmi les détenus. Je dois dire que depuis l’an dernier quand nous avons conféré un cachet plus important à l’événement, le response a été meilleur. Une ferveur populaire a gagné autant les détenus que leurs proches et parents. L’élan de solidarité unit tout le monde autour de cette fête spirituelle et humaine. » Gunneeta Aubeeluck, Assistant Commissionner of Prisons (ACP), souligne à cet effet que « ce sont, par exemple, les officiers eux-mêmes, qui ont fait la collecte des vivres devant les supermarchés. Cette fête a aidé à resserrer les liens entre les différents partenaires dans ce domaine ; qu’il s’agisse des détenus et de leurs proches et parents, mais aussi de ceux qui partagent le quotidien des prisonniers et des officiers ».
Pour le CP, d’ailleurs, « cette fête est un moyen de restaurer et renforcer les liens humains entre les détenus, leurs proches et ceux qui gravitent autour d’eux ». Jean Bruneau relève que « cet élément, on le sait, est primordial dans la réhabilitation des détenus. Recréer et resserrer les liens entre les familles avec l’élément qui en est séparé aide à la reconstruction des uns et des autres qui sont impliqués dans ce processus ».
La fête Angel Tree a démarré cette année par la prison des femmes de Beau-Bassin, le 7 décembre. Le même jour, la prison de Petit Verger a accueilli la manifestation. Ensuite, le 10, c’était le tour de la prison de Richelieu. Et le lendemain, le CYC.
Le 12, dans la matinée, les détenus de Beau-Bassin ont eu droit à leur fête ; tandis que leurs proches et parents étaient réunis le même jour, dans l’après-midi à la Training School. Au menu : animations diverses, chants, sketches et autres, tant par l’orchestre de la prison que par différentes associations, dont le CEDEM.
« À Richelieu, qui est une prison ouverte, et à Petit Verger, qui est une medium security prison, la formule est légèrement différente de Beau-Bassin, une high security prison », explique M. Ramassur. En effet, dans les deux premières institutions, « les détenus et leurs proches étaient ensemble. En revanche, à Beau-Bassin, on doit impérativement les séparer, pour éviter tout risque ».
Diverses ONG, dont Kinouete, Elan, Befrienders et le Groupe A de Cassis/Lakaz A, et autres partenaires, comme le groupe Blessed Events, étaient à pied d’oeuvre aux côtés des officiers de la prison pour faire de cette Angel Tree un succès. « Il est clair que cette fête est un moyen de consolider la chaîne humaine autour de toutes les personnes concernées », conclut Jean Bruneau.