Manchester United's English striker Marcus Rashford exhales after an unsuccessful shot during the English Premier League football match between Manchester United and Aston Villa at Old Trafford in Manchester, north west England, on December 1, 2019. (Photo by OLI SCARFF / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No video emulation. Social media in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No use in betting publications, games or single club/league/player publications. /

Distancé de 11 points par Liverpool, Manchester City est mal embarqué dans la défense de son titre. Mais son voisin United, qui lui rend visite samedi pour la 16e journée de Premier League, compte bien lui compliquer encore la tâche.

Ironie du sport, City a autant d’avance sur United qu’il n’a de retard sur les Reds.

Actuellement 6e, mais à 8 points du Top 4 et des places qualificatives pour la Ligue des Champions, United et son coach Ole Gunnar Solskjaer sont un peu sur le fil.

Leur manque de régularité d’un match à l’autre et parfois même dans le même match – à l’instar du 3-3 à Sheffield United où ils ont été menés 2-0, avant de mener 2-3 et de se faire rejoindre finalement – est extrêmement pénalisant pour les Red Devils.

Mais c’est aussi paradoxalement ce qui protège le mieux Solskjaer, tant son équipe est capable de sortir la performance qu’il faut au moment où ça chauffe le plus pour lui.

Leurs voisins ne se ratent pourtant pas sur les gros matches: victoires deux fois contre Chelsea, contre Leicester, contre Tottenham pour le retour de Mourinho et surtout nul contre Liverpool, les seuls points lâchés par l’intraitable leader.

Malgré leur prestation vraiment emballante, l’une des premières cette saison, à Burnley (4-1) en milieu de semaine, les Citizens feraient donc bien de se méfier.

D’autant que Leicester (2e), qui les devance de 3 unités, mène un train d’enfer avec 7 victoires consécutives avant de se rendre chez le 16e, Aston Villa, dimanche.

Terminer derrière Liverpool, en déplacement à Bournemouth samedi, surtout ce Liverpool-là, peut se concevoir. Terminer derrières les Foxes, beaucoup moins.

City gardera aussi un œil vers l’arrière et Chelsea qui le suit à 3 longueurs.

Les Blues ouvriront la journée en allant affronter Everton qui a limogé son coach Marco Silva après une humiliation à Anfield Road (5-2) contre un Liverpool très remanié.

Parmi les autres rencontres de samedi, la réaction de Tottenham sera attendue après sa première défaite depuis l’arrivée de José Mourihno.

La réception de Burnley, équipe accrocheuse mais toujours battue par les « gros » devra servir à se remettre dans la dynamique positive des trois premiers matches victorieux, avant un déplacement mercredi au Bayern pour du beurre en Ligue des champions.

Et lundi soir offrira un derby londonien entre grands malades.

West Ham, retombé dans la morosité avec sa défaite à Wolverhampton (2-0), après la brève éclaircie du succès à Chelsea (1-0), reçoit Arsenal où le départ d’Unai Emery n’a fait que mettre en lumière les problèmes bien plus profonds qui plombent les Gunners, 10e à 10 points du top 4.

Freddie Ljungberg, considéré à son arrivée comme une solution possible pour rester sur le banc au-delà de son intérim actuel, a déjà entamé son crédit avec le nul chez Norwich (2-2) et la défaite à domicile contre Brighton (2-1) jeudi.

Si une défaite de West Ham réduirait très probablement à néant l’espérance de longévité en poste de Manuel Pellegrini chez les Hammers, un revers Arsenal pourrait accélérer singulièrement la recherche d’un coach à long terme.

hap/rbj