Quand elle quitte Maurice pour aller faire des études en Australie, Anièle Malié-Janson choisit la physiothérapie. En cours de route, elle revient vers ses anciennes amours, la nutrition, et fait un Masters en diététique. Son premier job, qu’elle fait depuis deux ans, la met en contact avec un monde fascinant. Portrait d’une diététicienne mauricienne qui travaille avec des aborigènes.
Au collège, Anièle aimait tout aussi bien les sujets scientifiques que les home economics, plus précisément la nutrition. Quand arriva le moment de choisir une filière professionnelle, elle opta, sur les conseils de son père, pour des études en physiothérapie sans pour autant abandonner la nutrition, en choisissant la diététique. C’est à l’université de Wooloongong, au sud de Sydney, en Australie, qu’elle fit ses études en combinant les deux matières. « Pour la troisième année, j’ai bifurqué vers la nutrition et la diététique tout en continuant à faire physio. J’ai eu mon bachelor dans les deux sujets, puis j’ai fait un Masters en nutrition et diététique », raconte-t-elle. Quelle est la raison de ce choix ? « Je n’ai jamais été une grande sportive. J’ai fait un peu de danse, c’est tout. Au moment du choix de carrière, mes parents m’ont un peu poussée vers la physiothérapie. J’ai dit oui, parce qu’à l’époque, cela m’intéressait. Puis, je suis allée faire un stage pratique dans un grand hôpital et là je me suis rendue compte que je m’étais trompée, que je préférais la nutrition à la physio. Je préfère cette matière pour son côté contact humain avec les patients, c’est moins mécanique que la physio. En plus, la diététique est un sujet passionnant en constante évolution.