Pour le ministre du Tourisme, Anil Gayan, le ton adopté par le leader de l’opposition donne l’impression qu’un accord a déjà été conclu avec le Ptr. Xavier Duval n’a toutefois pas réagi à cette remarque.

Pour le ministre, le Mauritius Meteorological Services Bill est simplement une loi-cadre pour que les services météorologiques puissent opérer. Il considère que le leader de l’opposition a « largement dépassé les paramètres du projet de loi en parlant de changement climatique ». Il a comparé les dégâts faits par le cyclone Dorian au Bahamas à ceux du cyclone Carole à Maurice dans les années 60’. « À cette époque, les maisons étaient en bois. Depuis ce cyclone, on a commencé à construire à Maurice », dit-il.

Selon lui, si cela avait été le cas au Bahamas, « Dorian aurait causé moins de dégâts ». Pour Anil Gayan, le changement climatique affecte « tous les pays, y compris les pays riches comme l’Australie, où la grande barrière de corail est sérieusement affectée par le changement climatique ». Il a expliqué que les travaux pour contrôler l’érosion des plages « sont en cours » et que « cela prend du temps ». Et de souligner l’importance du radar, qui est désormais en mesure de faire des prévisions « avec beaucoup plus de précision ». Toutefois, il a souhaité que cet outil soit utilisé « plus judicieusement » en faisant des prévisions sur une base régionale.

Par ailleurs, il a soutenu la provision concernant la possibilité pour le ministre de donner des instructions non écrites aux services météorologiques, car ces instructions « ne seront pas “inconsistent” » avec les instructions données par directeur des services météorologiques.

Présentant le texte de loi plus tôt, le ministre a fait l’historique des observations météorologiques à Maurice, qui remontent à 1774. Il a aussi défini le rôle des services météorologiques et a expliqué avoir soumis le texte de loi aux services météos pour des commentaires. Le texte prévoyait que le ministre puisse donner des instructions écrites. Selon lui, c’est le service météorologique qui a décidé que le ministre « pouvait donner des instructions non écrites ».