L’heure n’est ni au Débat, ni à la Polémique, mais on reste au Coeur de l’Info, en disant aux uns et aux autres : Xplik ou K. Pour ce Face à Face joué à distance : Finlay Salesse et Habib Mosaheb de Radio One, et Jugdish Joypaul et Gilbert Bablee de Radio Plus. Des journalistes de la vieille garde qui prolongent leur engagement comme animateurs d’émissions radiophoniques interactives. On dialogue, on s’énerve, on gueule, on rit, on se plaint, on espère, on discute… dans un cadre qui encourage l’élargissement de la liberté d’expression et de la démocratie. C’est auprès de ces animateurs que d’aucuns cherchent une solution quand l’administration ou le mauvais sort fait des siennes.
Nous avons tendu le micro à ces personnages devenus presque incontournables de la scène publique, en reprenant la formule : Allez-y, on vous écoute.
Pas très loin des studios de radio, où ils sont au poste tôt dans la matinée tous les jours, Finlay Salesse, Jugdish Joypaul, Habib Mosaheb et Gilbert Bablee se retrouvent ce mercredi, à la mi-journée, pour la réalisation de notre photo de couverture. Contrairement à ce que ce l’on aurait pu craindre, les réunir au même jour et à la même heure n’a pas demandé beaucoup d’efforts : ils ont tous bien voulu jouer le jeu. Et qu’importe la chaîne où ils officient : les vieux confrères entretiennent de bonnes relations, raffermies par des décennies dans le journalisme. À l’heure du shooting, on échange inévitablement quelques mots sur l’actualité. Déformation professionnelle peut-être, mais quelques blagues aident toujours à détendre l’atmosphère, surtout face à notre photographe, qui devient maître de cérémonie.
Mais nous avons affaire à de fortes têtes, qui comptent bien polémiquer si cela se révèle nécessaire. Et c’est parti : “Konsep la pa tro bon la, in !”, balance Finlay. “Be kifer ou pe fer nou get lao, Misie ? Pa tro bon sa. Ou pe invit nou pou al dan lesiel aster lamem !”, rétorque Habib. “Oblize krwaz lebra, la. A ! Nou dan lekol !”, plaisante Jugdish. Tout cela pour rire. On aurait pu les croire plus sévères, voir un tantinet nerveux, comme quand le ton monte de quelques crans en direct à la radio.