Un groupe de musiciens, ayant assuré l’animation dans un hôtel de l’est pendant le mois de décembre, affirme n’avoir pas été payé. Le remplacement de l’Events Manager qui les avait engagés serait à l’origine de leurs ennuis avec l’hôtel.
Depuis trois mois, des musiciens ayant assuré des prestations dans un petit hôtel du littoral est se battent pour être rémunérés. Selon Alain Auriant, l’un d’eux, un animateur connu dans le milieu, l’a approché en novembre dernier. « Étant donné que c’est quelqu’un qui jouit d’une bonne réputation dans le métier, je n’ai pas hésité à accepter son offre. Avec un petit groupe de musiciens, nous avons commencé à assurer l’animation dans cet hôtel. »
Si pour le mois de novembre le groupe a été payé pour ses prestations comme prévu, les choses allaient changer lorsque l’hôtel décida de se séparer de son Events Manager. « Nous avons continué à assurer nos prestations en décembre comme prévu, soit deux fois par semaine. Toutefois, le nouveau responsable de l’animation nous a fait comprendre que l’hôtel n’était plus en mesure de nous payer selon le prix négocié. »
Alain Auriant affirme que sous la pression des musiciens, qui avaient menacé de ne pas assurer l’animation des 24 et 31 décembre, une somme a été déboursée pour ces deux dates. En revanche, les autres prestations du mois, soit cinq au total, sont toujours dues.
Ce dernier dit avoir entamé des discussions avec la direction de l’hôtel, mais jusqu’ici, la situation n’a pas évolué malgré des promesses. Alain Auriant considère cette situation comme « un manque de respect envers les artistes qui font un travail comme les autres. »
À part le groupe d’Alain Auriant, deux autres formations seraient dans la même situation. Les musiciens sont toutefois absents du pays. Alain Auriant dit attendre leur retour pour décider d’une action collective.
Sollicité par Le Mauricien, le directeur de l’hôtel en question a laissé entendre qu’il s’occupe du dossier. « Je viens de prendre de l’emploi ici et je ne sais pas ce qui s’est passé exactement en décembre. J’ai rencontré M. Auriant et je lui ai dit que j’allais faire une enquête. D’après les informations que j’ai pu recueillir, certains musiciens ont été payés et d’autres pas. La situation est d’autant plus compliquée qu’il n’y a aucun contrat. Je suis en train de faire de mon mieux pour régler ce problème, mais je dois savoir exactement de quoi il en retourne. »