L’association Azir Moris fêtera le 15 septembre sa première année d’existence. En attendant, le groupe – qui a émergé dans le sillage du mouvement « Wanted : 15 000 jeunes pour sauver Maurice », entend bien continuer à faire entendre sa voix. Ce qu’il n’aura cependant pu faire qu’en partie hier, la manifestation prévue à Port-Louis ayant été refusée. « Nous n’avons pas eu la permission de la police, qui a prétexté que cela allait perturber la circulation », a expliqué le leader du mouvement, Jameel Peerally.
Mais ce n’était néanmoins que partie remise. Ainsi, 22 membres du groupe, « soutenus par des membres du Front commun des travailleurs sociaux (FCTS) et de FreeArt, et munis de pancartes », ont tenu à marquer le mouvement, 11 d’entre eux étant présents dans le voisinage du Jardin de la Compagnie alors que les 11 autres se trouvaient près de l’Hôtel du gouvernement.
« C’est toujours selon notre philosophie anti-communalisme et anti-corruption, en vue de la création d’une société plus juste et meilleure, que nous souhaitons tenir cette manifestation. » De plus, ajoute le leader de Azir Moris, « nous réclamons justice pour les familles des victimes de meurtres », comme Nadine Dantier, Vanessa Lagesse et Michaela Harte. « Dans le même souffle, nous réclamons plus d’indépendance pour la police et souhaitons de ce fait une séparation des pouvoirs de la police et du PMO. Nous demandons que ce soit sous le ministère de l’Intérieur que tombent les services de la police. »
Le 15 septembre prochain, jour où le monde commémorera la Journée de la démocratie, « nous marquerons la première année d’existence d’Azir Moris », poursuit le leader du groupe, promettant « des activités dans cette optique ».