Le ministre des Affaires étrangères a célébré hier son anniversaire en organisant une réunion des activistes de sa circonscription en sa résidence à Forest-Side. À cette occasion, Arvin Boolell a déclaré que « c’est dans les moments difficiles qu’on manifeste le plus son esprit patriotique ». « Les Mauriciens ont un grand sens d’humanisme », a-t-il affirmé, par ailleurs, dans le contexte des récentes inondations.
Arvin Boolell, qui n’a pas donné son âge, s’est appesanti sur les progrès qu’a connu les pays au fil des années et a rendu hommage à sir Seewoosagur Ramgoolam. « Aujourd’hui l’accès à l’éducation est un droit et tous les enfants sont assurés d’avoir une place dans un collège », a-t-il souligné.
Le ministre des Affaires étrangères a rappelé l’époque où pour avoir accès aux collèges d’État, il fallait passer par la « petite bourse » qui permettait à 40 enfants de bénéficier d’une bourse. Il a aussi soutenu qu’aujourd’hui l’accès à l’information est un droit.
Arvin Boolell a aussi évoqué la cérémonie du dévoilement de la stèle en mémoire des victimes des inondations du 30 mars. Il a mis l’accent sur l’émotion qui a caractérisé cette initiative. « J’ai vu des larmes aux yeux de nombreuses personnes présentes, dont l’épouse du Premier ministre Veena Ramgoolam », a-t-il lancé.
Le ministre a par ailleurs fait état de l’esprit patriotique et du mauricianisme qui ont prévalu après les inondations du 30 mars dernier. « La population indépendamment des communautés, des religions ou de classes sociales s’est manifestée spontanément pour exprimer leur solidarité envers les victimes de Canal-Dayot, de Pailles et d’ailleurs », a-t-il dit.
Arvin Boolell a expliqué que ces valeurs ont toujours prévalu dans le pays. « Les événements du mois dernier ont permis de nous rappeler que ces valeurs ont toujours uni la population surtout qu’aujourd’hui nous ne subissons plus les mêmes difficultés qu’autrefois. »
Le ministre a aussi souligné la vitesse à laquelle le gouvernement a réagi « pou amenn reparasion ». « Les Mauriciens ont un grand sens d’humanisme », a-t-il dit tout en insistant sur une approche humanitaire des problèmes. D’autre part, il a justifié la décision du Parti travailliste de ne pas organiser de meeting du 1er-Mai afin de marquer avec force le moment de deuil des familles des victimes.
« Lorsque la question s’est posée au niveau du parti, j’étais le premier à dire qu’il ne fallait pas tenir de meeting. Le Premier ministre et leader du Ptr a pris sa décision après avoir écouté tous les points de vues au sein du parti », a dit M. Boolell. Le ministre a terminé son intervention en insistant sur l’importance de l’esprit du mauricianisme et du patriotisme.