Le groupe ENL annonce dans la dernière édition de sa publication mensuelle, Enlighten, le démarrage dans les prochains mois d’un projet de construction d’une nouvelle aile à Bagatelle Mall of Mauritius. Ce projet nécessiterait des investissements estimés à Rs 450 millions.
Selon la publication, l’activité immobilière et foncière au sein du groupe ENL « est actuellement dans une phase très dynamique ». Plusieurs projets sont en cours de réalisation. Ainsi à Bagatelle, il est prévu de construire une nouvelle aile de quelque 8 000 mètres carrés qui sera consacrée aux produits et services pour la maison. Ce projet fera aussi de la place pour l’aménagement d’un espace qui sera dédié à la pratique du football en salle.
Les services de communication du groupe annoncent que la « ville intégrée » de Bagatelle, de l’autre côté de l’autoroute, prend forme petit à petit. « Cette zone accueillera les activités de vente en gros ainsi que des commerces liés à l’automobile », précise Enlighten. Il est indiqué que dans trois mois une première aile couvrant une superficie de 2 500 mètres carrés sera prête. Elle sera consacrée à tout ce qui touche à la mécanique. Par la suite, les promoteurs construiront un deuxième bâtiment plus spacieux. Provision est aussi faite pour la vente de terrains à des individus. « Moins d’une dizaine des 20 lots d’une superficie de 50 perches à un arpent mis en vente sont encore disponibles », précise la publication.
Toujours dans le domaine de l’immobilier, le groupe ENL annonce que dans le cadre du projet Villas Valriche à Bel-Ombre, pour lequel des investissements de l’ordre de Rs 750 millions ont été consentis, il a été décidé de mettre à la portée de la clientèle mauricienne des résidences secondaires. Une nouvelle phase, baptisée 15 West et comprenant 32 villas, vient d’être commercialisée avec un prix d’entrée de Rs 19,5 millions. Les nouvelles villas, indiquent les promoteurs, donnent plein accès aux installations de loisirs et de bien-être disponibles sur le Domaine de Bel-Ombre. « Les résidences 15 West sont idéales pour toute personne qui souhaite avoir sa villa personnelle dans un resort mature et de renom, avec la possibilité de la louer durant son absence pour couvrir ses frais », déclare Anton de Waal, CEO de la société gérant les Villas Valriche.
Par ailleurs, Enlighten fait état des initiatives du groupe ENL dans le secteur de l’énergie renouvelable. Des projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire captée par système photovoltaïque ont été élaborés pour Bagatelle Mall et Vivéa Business Park à Moka. S’agissant du projet de Bagatelle Mall, il est indiqué qu’une demande officielle de permis a été déposée au CEB en octobre 2013 et que les techniciens de cet organisme y ont déjà donné leur feu vert. On n’attend plus que « le permis d’insertion par le CEB aux termes de considérations d’ordre opérationnel et commercial », fait-on savoir dans les milieux d’ENL. Thierry Rey, Business Development director d’ENL Property, est d’avis que si le permis est accordé immédiatement, le projet pourrait être opérationnel d’ici à la fin de cette année. La société EnVolt, qui a la responsabilité de l’exécution de ce projet de production de 2 mégawatts, a déjà trouvé un partenaire : l’entreprise réunionnaise Solar Trade.
Pour ce qui est de Vivéa Business Park, il est annoncé que les toitures d’ENL House, des immeubles 1827 et de The Factory, seraient équipées de panneaux solaires pour une production d’environ 235 kilowatts. Une demande de permis vient d’être déposée au CEB.
Thierry Rey demande aux autorités de revoir le cadre opérationnel pour la production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables. La direction d’ENL Property soutient que la production d’électricité à partir de l’énergie solaire requiert un investissement initial conséquent et l’entrepreneur privé s’attend à ce que le cadre régulateur lui permette de viabiliser son projet. On ajoute que dans d’autres pays, la production d’électricité verte est « généralement subventionnée ».
« ENL ne sollicite aucune aide financière de l’État pour les projets en cours. Cependant, il ne faudrait pas non plus que les conditions gouvernant la production soient contraignantes au point de tuer l’initiative », observe Thierry Rey.