L’entourage de l’établissement Gujadhur en veut encore au Mauritius Turf Club. C’est le cas de le dire après qu’une protestation eut été logée auprès de la Gambling Regulatory Authority (GRA) après l’annulation de la 6e course de la 29e journée, une épreuve de 1365m pour les chevaux de la valeur 50 et plus.
Décidément, il ne se passe pas une semaine sans que l’établissement Gujadhur ne vienne de l’avant avec une protestation en cette fi n de saison. La dernière intervient après que le Mauritius Turf Club a reçu de nouvelles directives de la Gambling Regulatory Authority, le régulateur en ce qui concerne les courses hippiques.
Dans sa réclamation, il est fait mention que pas moins de sept entrées avaient été reçues pour cette course. Six de Ramapatee Gujadhur et une de Gilbert Rousset et la course ne pouvait être annulée vu les nouvelles directives reçues de la GRA. La Section 7 faisant mention qu’à l’exception des courses de rating 50+, le champ minimal permis est de six chevaux.
Du côté du MTC, on a mis en avant la Section D 7 des Directions Of Racing qui est une condition attachée à toutes les courses. Il est fait mention que si les entrées effectuées pour une course comportent moins de cinq chevaux et qu’il y a moins de quatre entraîneurs qui sont représentés, la course devra être annulée. Si on peut accepter que plus de six chevaux avaient été entrés, on doit aussi admettre que ces six compétiteurs ne provenaient que deux établissements seulement.
Doit-on comprendre que la directive de la GRA supplante cette section des Directions Of Racing ou que le MTC se doit de procéder à un amendement pour être conforme à cette directive. Ce seront les conseillers légaux du club qui devront travailler sur ce problème.
Dans un passé assez lointain, il faut remonter à 2006 pour retrouver une course à trois chevaux, mais les trois venaient de différents entraîneurs. Oui, en 1984 il y avait eu le Maiden remporté par Nippy Regen devant une foule record. Mais le déroulement de la course n’est pas ce dont tout le monde aura envie de se souvenir.
Toujours en ce qui concerne les épreuves de 50+, il est de notre devoir d’attirer l’attention de nos lecteurs sur les conditions qui entourent ce genre d’épreuve. Ricky Maingard en avait fait mention dans la dernière édition de Turf Magazine. Il avait déclaré qu’il faut savoir ce qui est bon pour les courses. Il avait même signalé qu’il n’alignerait pas un cheval de valeur 53 contre un cheval d’un Rating de 80 ou plus. «Il n’a pratiquement aucune chance de victoire alors qu’il était prévu qu’il soit aligné dans une course de 50-66. Il faut savoir ce qui est réellement bon pour les courses par les temps qui courent. Je ne crois pas que Parceval est capable de se mesurer à Bulsara. La donne a changé et on vient d’en être averti. Je compte pas moins de 9 chevaux à qui il faudra accorder un repos forcé, faute de course appropriée.»
On peut comprendre Ricky Maingard car dans une course de 50+, on peut avoir des chevaux d’une valeur de 50 jusqu’à 84. Ce qui fait une différence de valeur de 34 points, soit 17 kg. Or, dans une épreuve, la différence n’est que de 8 kg, soit 16 points. Ce qui vient à dire que le cheval de 50 de valeur n’aurait reçu que 8 kg de celui qui est au haut de l’échelle alors qu’il y a mathématiquement une différence de 17 kg entre les deux. Si c’est cela aller dans la bonne direction pour le bien des courses, on ose en douter.
Pour en revenir à la rencontre entre les Gujadhur et les administrateurs du MTC, il faudrait ici souligner que celle-ci avait été décidée après que le club eut reçu trois courriers électroniques qui étaient surtout en relation avec le manque de courses pour les chevaux classés au haut de l’échelle. La casaque bleu électrique et écharpe rouge était venue de l’avant, à juste titre, pour faire ressortir qu’elle avait pas moins d’une douzaine de chevaux ayant une valeur de 60 et plus sur un effectif de 39 chevaux. Soit un tiers de sa population de chevaux. Une rencontre avait été sollicitée avec les administrateurs du club qui n’étaient que deux, les autres étant absents du pays. On ne mettra pas en doute la capacité des deux administrateurs d’avoir bien su gérer la situation, mais on est en droit de se demander s’il était vraiment de leur ressort de discuter de ce problème ou que cela concernait surtout le management du club. Il est à signaler que pour s’aligner avec la politique de bonne gouvernance que prône le Mauritius Turf Club, le Chief Stipe Stéphane de Chalain et le Commissaire de Courses Samraj Mahadia ont officiellement demandé au board des administrateurs qu’ils ne soient plus responsables de l’élaboration des conditions des courses (fixtures) et c’est Khalid Rawat, Assistant-General Manager du Mauritius Turf Club, qui a été nommé à leur place.
Quoi qu’il en soit, il avait ainsi été décidé d’amender les fixtures sans que les autres entraîneurs ne soient consultés. Ainsi, on vit que l’épreuve de 1365m (50+) fut introduite et il nous revient aussi que c’est sur l’insistance des Gujadhur que le B 56 pour la course de 1850m avait été remplacé par le B 51. Mais comble de malchance, le nombre de chevaux entrés faisant défaut, il a fallu revenir au B 56.
Les autres entraîneurs, dont Ricky Maingard, ont, eux aussi, sollicité une rencontre avec les Administrateurs. Mais cette rencontre n’a jamais eu lieu. D’un côté, on avance que les administrateurs auraient dit à ces entraîneurs que c’était au management de discuter de la question alors qu’un autre son de cloche laisse entendre que ce serait Gopal Gujadhur qui aurait demandé que tous les entraîneurs se rencontrent, mais ses pairs n’auraient pas voulu s’asseoir à la même table que lui. Ils voulaient seulement rencontrer les administrateurs.