Avec son sourire large comme la vie et sa voix élégante, elle enchante les foules et leur procure une bouffée d’air frais. On l’a vue à la télé; on l’entend à la radio. Hors antenne, elle partage sa fibre artistique sur les scènes de l’île. Étonnant parcours que celle de cette jeune femme dont les aspirations défient les limites. Rencontre pleine de fraîcheur avec Anouchka Massoudy, la Miss Culture Box de Music FM.
“Je ne sais comment, mais peu importe ce que je fais, je me retrouve toujours sur une scène.”À 25 ans seulement, cette jeune femme se fraye une place notable dans le paysage médiatique. Celle qui a animé sur le petit écran les préliminaires de Star 2010 de la MBC se consacre aujourd’hui à la recherche de talents à travers l’émission Culture Box, qui est diffusée sur les ondes de Music FM.
Hors antenne, elle berce les mélomanes. Sa voix embrasse tous les registres, de la puissance rauque à la sensualité cristalline. Connue des scènes locales, Anouchka a subjugué plus d’un en se produisant avec les musiciens du groupe La Foule.
Pourtant, jusqu’à ses dix-huit ans, elle n’avait jamais songé à une carrière d’animatrice ou encore moins finir à temps plein dans l’arène musicale professionnelle. Car son premier amour relevait d’une autre palette : la peinture.
Peinture
“J’ai grandi avec le goût de la peinture. Mon papa a le don des couleurs. C’est son métier : il peint les voitures, il dessine sur les bus. Toute petite, dès que j’avais le temps, je reprenais les fleurs et les motifs brodés sur les draps et les redessinais sur papier.”
Une passion pour la peinture qui la dévore depuis sa tendre enfance.Elle n’a alors qu’un rêve : devenir professeur d’arts plastiques. Mais elle aura du mal à s’acheter le matériel pour poursuivre sa passion. “J’ai commencé à travailler à l’âge de quinze ans. J’aidais mon père à concevoir la signalétique pour les autobus afin de pouvoir m’acheter de la peinture acrylique pour réaliser mes tableaux.”
Les ambitions artistiques d’Anouchka se manifestent très tôt.Même si elle ne peut pas s’offrir des cours en peinture, elle fait preuve d’une détermination remarquable. Elle est aidée par l’artiste peintre Gilberte Natchoo, qui lui propose de faire une exposition à la Galerie Max Boullé. Anouchka goûte alors au doux plaisir de la renommée et certaines de ses oeuvres figurent dans les journaux. Un succès qui sera malheureusement de courte durée. À la fin des études secondaires, le destin lui met d’autres bâtons dans les roues.
Choix
“Tu dois faire un choix dans la vie. Tu ne peux pas mettre au premier plan tes passions si elles ne peuvent pas devenir un métier qui soit lucratif. Il faut être lucide, arrêter de rêver.” Anouchka voit par la suite son rêve d’enfant brisé par le coût des études en arts à l’université de Maurice.Ce qui l’oblige à s’orienter vers les langues.