L’évêque de Maurice a lancé dimanche, lors de la célébration de la Pentecôte, un nouveau « projet missionnaire » pour le diocèse anglican et intitulé « Ansam lor sime Emais ». Cette démarche, selon Mgr Ian Ernest, tend vers un « renouvellement de la vie du diocèse anglican ». Ce projet consiste ainsi à avoir « une Eglise davantage accueillante, davantage enseignante et davantage aimante ».

Il s’agit là de trois axes traduisant la « nouvelle vision de l’Eglise anglicane ». Le projet « Ansam lor sime Emais », explique Mgr Ernest, émane des réfl exions qui ont eu lieu dans le cadre des 160 ans du diocèse anglican en 2014 et depuis trois ans les discussions sont en cours à différents niveaux de l’Église à ce sujet. Il souligne qu’il y a un désir parmi les anglicans « de donner un nouvel élan, une nouvelle force au diocèse avec la puissance de l’Esprit Saint ».

L’appellation du projet s’inspire du texte d’Évangile axé sur le parcours de deux disciples en route vers Emmaüs après la mort du Christ. L’Évangile raconte qu’ils y sont rejoints par une autre personne à qui ils font le récit de la mort et de la résurrection du Christ sans s’apercevoir que c’était Jésus lui-même qui faisait route avec eux et ils le découvriront tardivement. « Le chrétien est quelqu’un qui est en marche et qui ne reste donc pas sclérosé et l’histoire des disciples d’Emmaüs est encourageante », explique l’évêque de Maurice au sujet du choix du titre et du logo du projet. Selon Mgr Ernest, dans le concret, le renouvellement de la vie du diocèse « commence d’abord au plan individuel », plus précisément par un renouvellement de la relation personnelle que chaque individu a avec Dieu. « Nous souhaitons une Église plus ouverte vers les autres, y compris ceux qui ne partagent pas notre foi.

Mais comment accueillir l’autre si l’on n’est pas capable d’accueillir Dieu dans sa vie personnelle et de faire grandir cette relation ? » se demande le chef de l’Église anglicane qui appelle donc chaque chrétien « à vivre une transformation intérieure ». « Le logo représente une goutte d’eau symbolisant chaque personne dans le diocèse. Les gouttes d’eau mises ensemble auront un impact sur la vie des paroisses d’abord et par là même sur la vie du diocèse et c’est ainsi que nous pouvons transformer cette société mauricienne », dit-il au Mauricien.