Ces derniers, accusés d’avoir consommé des boissons alcoolisées, devaient être transférés au centre de Pointe-Jérôme

La situation était tendue au centre de quarantaine d’Anse-La-Raie, dimanche, après que quatre internés, sous l’influence de l’alcool, sont devenus incontrôlables. Un des médecins sur place a sollicité l’assistance de la police pour faire transférer les quatre personnes vers le centre de quarantaine de Pointe-Jérôme. Mais, craignant pour leur santé, les policiers ont pris contact avec leur supérieur pour une décision sur la marche à suivre. Finalement, le commissaire de police Mario Nobin a autorisé leur transfert après avoir reçu certaines garanties du ministère de la Santé. D’après les renseignements recueillis, l’incident s’est déroulé vers 16h50. Un médecin du centre d’Anse-La-Raie a sollicité l’aide de la police après que quatre internés avaient consommé des boissons alcoolisées à l’intérieur. Ils avaient acheté des bouteilles d”alcool dans la boutique hors taxes à leur arrivée à l’aéroport international SSR.

Le médecin a informé le policier qu’il avait déjà contacté le Public Health Superintendant qui a donné le feu vert pour que la police puisse entrer à l’intérieur. Ce sergent du poste de police de Grand-Gaube a alors téléphoné à son supérieur pour le mettre au courant de l’affaire, ajoutant ne pas vouloir mettre en péril la santé de son équipe. L’inspecteur lui a alors répondu n’avoir reçu aucune instruction pour que la police pénètre dans le centre de quarantaine et devait demander aux policiers de patienter. Ces derniers, a-t-on appris, hésitaient à entrer en contact avec les internés. « Nous ne sommes pas équipés comme les médecins. Bann polisie kapav pa rant an kontak fi zik avek bann pasian. Me ki arive si bann pasian la mem tous nu ? », s’interroge un policier.

Dans une entrée effectuée au poste de police de Grand-Gaube, l’inspecteur de police dit envoi reçu un appel du ministre de la Santé Kailesh Jugutpal à 19h35, sollicitant l’assistance de la police pour transférer les quatre personnes à Pointe-Jérôme. Selon le policier, son interlocuteur l’a assuré que son équipe ne sera pas en « contact direct » avec les internés. Malgré cette assurance, l’inspecteur de police s’est tourné vers le DCP Lockdev Hoolash, ne voulant pas prendre une telle décision à son niveau. Ce denier a consulté le commissaire de police Mario Nobin qui a donné le feu vert pour un “covering escort” par ambulance. Cependant, le CP a indiqué « qu’il ne devrait pas y avoir de contact physique entre les policiers et les internés ».

Finalement, le transfert n’a pu se faire hier soir à cause du mauvais temps dans la région de Pointe-Jérôme. En plus, la police a été informée d’une panne d’électricité dans ce centre de quarantaine. Une décision sera prise ce matin sur le transfert de ces internés.