Les défenseurs de l’environnement ont appelé les dirigeants internationaux à passer outre leurs divergences et à créer deux vastes sanctuaires marins dans l’Antarctique pour protéger l’une des dernières étendues vierges de la planète, où vit un éventail unique d’espèces, dont les calamars géants. Le sort de ces deux projets qui visent à protéger de vastes étendues maritimes autour du continent gelé est pour la cinquième fois entre les mains de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR). Celle-ci a ouvert récemment sa réunion annuelle à Hobart, en Tasmanie (Australie).
L’année dernière, la CCAMLR, qui regroupe 24 États plus l’Union européenne, avait échoué une nouvelle fois à trouver un compromis sur ces propositions, l’une portée par l’Australie, la France et l’UE et l’autre par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande. “L’Antarctique est l’une des dernières régions sauvages encore intacte tout en étant critique pour la recherche scientifique, à la fois pour étudier le fonctionnement d’écosystèmes marins intacts et pour évaluer l’impact du changement climatique”, a déclaré Maritza Schaefer, chargée des océans chez Greenpeace International. “Les aires marines protégées (AMP) sont l’outil le plus puissant à la disposition de la CCAMLR pour (…) protéger la vie marine fantastique de l’Antarctique et permettre à son écosystème de mieux faire face aux conséquences du changement climatique et à l’acidification de l’océan”, a-t-elle ajouté.