La demande en consommation pour les services mobiles et internet mobile nécessitent le déploiement de suffisamment d’antennes relais pour assurer une couverture adéquate. Dans la pratique, les opérateurs de télécommunications se heurtent souvent aux craintes exprimées quant à la présence de ces imposantes structures et les champs électromagnétiques qui en émanent. Aussi le ministre des TIC a-t-il décidé de rassurer le public.
« Les micro-ondes émettent 50 fois plus de radiations que les antennes relais », a dit le ministre des Technologies de l’information et de la communication (TIC) Tassarajen Pillay Chedumbrum, qui s’exprimait ce matin lors d’un atelier au Clos Saint-Louis sur la question de couverture du réseau mobile, et ce en présence des opérateurs et des collectivités locales. Poursuivant son explication, le ministre s’est montré rassurant, affirmant que les champs électromagnétiques émanant des antennes relais de télécommunications sont « sans aucun risque pour la santé ». Il affirme que l’énergie dégageant d’une antenne relais est « moindre ». Et de comparer celle-ci à celles dégagée d’une pleine lune ou encore des antennes des postes de radios, qui émettent plus de radiations que lesdites antennes relais.
Les autorités veulent en effet dégager une solution pour remédier au problème de couverture de réseau mobile, limitée dans certaines régions en raison de l’insuffisance d’antennes. Mais elles veulent également voir comment réduire les délais des procédures pour l’attribution des différents permis, tels le Building and Land Use Permit, délivrés par les collectivités locales. Avec la demande croissante des services mobiles et la nécessité de garantir une couverture adéquate chez chaque opérateur, la solution est sans équivoque : il faut augmenter le nombre d’antennes relais pour assurer le bon fonctionnement du réseau et pour accommoder le nombre croissant de clients de même que la gamme et les types de services proposés par les opérateurs. La présence d’antennes relais près des habitations, voire l’intention signifiée par les opérateurs pour l’installation de ces structures, suscite en général la polémique et de nombreuses appréhensions sur des possibles effets néfastes des ondes radio dégagées par ces infrastructures sur la santé du public ou encore sur la réception des signaux TV. Les opposants s’inquiètent généralement aussi sur l’impact visuel de ces infrastructures sur l’environnement.
Pour Tassarajen Pillay Chedumbrum, des lacunes ou de faibles couvertures du réseau sont « des choses inaceptables dans une île Maurice moderne et connectée ». Pour le ministre des TIC, les craintes exprimées par les riverains, qui s’opposent à l’installation des antennes relais dans les quartiers résidentiels, sont basées sur des “unfounded evidence & doubts”. « Certains viennent même se plaindre du fait que les antennes ont été installées dans la cour de leurs voisins, et non pas dans la leur », dit-il. Ces voix qui s’élèvent ne devraient pas entraver le développement du secteur et retarder le déploiement des infrastructures de télécommunications, selon lui. « Enough is enough. This country needs to move forward », a lancé le ministre. « Nous n’avons enregistré aucune plainte de personnes dont la santé a été affectée par ces antennes. »
« Vous n’avez pas à vous inquiéter d’effets nocifs sur la santé. L’ICTA veille de près à ce que les “guidelines” internationales soient suivies à la lettre et elle est prête à agir si le taux d’émissions dépasse les limites autorisées. Les radiations de nos tours sont d’ailleurs bien inférieures à celles des normes internationales », assure à ce propos le ministre. Le protocole de mesure utilisé pour déterminer le niveau des champs radioélectriques à proximité des stations relais est d’ailleurs en cours de révision avec la participation des opérateurs.