De sa participation aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980 à sa réélection à la présidence du Conseil International des Jeux (Cij), Antonio Gopal aura sans doute tout connu ou presque au cours de sa carrière sportive. À 68 ans, le président du comité olympique seychellois a bénéficié de la confiance de ses pairs afin de prendre de nouveau les rênes d’un organisme qu’il avait dirigé de 2004 à 2008. Un poste qu’il compte assumer « avec sérénité, passion et amour du sport. »
Au bout du compte, Antonio Gopal aura connu toutes les éditions des JIOI. En 1979, il avait non seulement tenté sa chance, sans succès toutefois, au saut en hauteur et au 110 m haies, mais était également team-manager de la sélection de football médaillée d’argent. Ce touche-à-tout dans le domaine sportif a été champion des Seychelles en une dizaine d’occasions au sein de l’équipe de football de Rangers SC en tant qu’arrière central et est également féru de natation.
Après sa participation aux JO au 110 m haies, il se lancera dans une longue carrière de dirigeant. Directeur des Sports, secrétaire de la fédération de football, puis président de la fédération d’athlétisme, il intégrera le comité olympique de l’archipel. Tout d’abord en tant que membre, puis secrétaire général, avant de se retrouver dans le fauteuil de président en 1992.
Engagé dans le secteur de la construction, Antonio Gopal entame ce nouveau mandat avec un esprit de conciliation. « Il ne faut pas adopter une attitude rigide, mais essayer de trouver des solutions à tous les problèmes. » Dans ce contexte, il souhaite que « les malentendus » avec les Comores soient résolus, tout en misant sur la communication.
Le président du Cij se veut également confiant quant à la progression du sport seychellois, surtout à l’approche des Jeux Olympiques de Rio. « Valeur actuelle, nous avons deux qualifiés, soit Rodney Govinden en voile et Jean-Marc Gardeth en planche à voile. Toutefois, nous misons sur les boxeurs, les nageurs et Lisa Labiche qui a déjà réalisé 1,92m au saut en hauteur », souligne-t-il.