À l’occasion du lancement du National Health Accounts 2017, le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, a estimé que ce rapport était très important car il permettait de comparer les dépenses sur la santé à Maurice aux autres pays. À l’issue de cette étude, le ministre devait faire ressortir qu’il faudra des solutions afin de dépenser plus sur les soins préventifs et primaires, au lieu des soins curatifs.

« Le rapport indique que Maurice ne dépense pas suffisamment sur les soins primaires et préventifs. Du coup, les gens finissent par tomber malades et nous dépensons beaucoup sur les traitements. Nous devons revoir notre stratégie et réorienter notre politique de santé », a expliqué Anwar Husnoo. Afin d’améliorer les soins primaires à Maurice le système de “family doctors” doit être introduit à Maurice. « Nous devons lancer une étude pour le développement d’un tel système à Maurice. Cela va prendre un peu de temps. Et nous bénéficierons du soutien de l’OMS pour réaliser le projet », a-t-il dit.

Pour sa part, le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Maurice, le Dr Laurent Musango, devait indiquer que Maurice était l’un des premiers pays dans la région africaine pour ce qui est de la disponibilité des services de santé. Toutefois, elle se positionne troisième après l’Algérie et les Seychelles, où les dépenses “out-of-pocket” (OOP) sont très faibles par rapport à Maurice. « Ce sont les services dans le privé qui sont chers à Maurice. On doit faire un effort pour réduire l’OOP. D’ailleurs, l’OMS accordera son soutien à Maurice pour déterminer les raisons et éventuellement trouver des solutions », a-t-il fait ressortir.