Early Detection Intervention and Therapy for Intellectually Disabled Children, projet de l’Association des Parents d’Enfants inadaptés de Maurice (APEIM) a été financé à hauteur de Rs 3,9 millions pour l’année 2014-2015. Ce fonds a permis, entre autres, l’achat d’un van pour des interventions précoces dans diverses régions de l’île, l’achat d’équipements pour le centre APEIM et la formation du personnel. Lors d’une cérémonie d’inauguration des espaces rehaussées, le chef de délégation de l’Union européenne, Aldo Dell Ariccia, a déclaré que si le projet « peut avoir l’air de rien, il a des répercussions énormes sur l’acceptation de la différence, ce qui amène à être solidaire ».
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur du Decentralised Cooperation Program (DCP), Karoonen Valaydon, et de la présidente de l’APEIM, Irène Alessandri, entre autres. Aldo Dell Ariccia a insisté sur l’aspect des droits humains. Selon lui, un projet comme ceci est essentiel. « Cela a l’air de rien, mais a des répercussions énormes dans l’acceptation de la différence ». Ce qu’il trouve par ailleurs essentiel, « c’est de ne pas s’attaquer à un problème, mais de prendre en considération tout l’environnement : l’enfant, les parents, l’école, la société ». Les parents, dit-il, peuvent souvent être confrontés à l’angoisse. « Il y a par exemple la honte, le rejet de la société, le fait de nier une évidence. Or, prendre la problématique de l’enfant et son entourage immédiat est important. Encore aujourd’hui, des instituteurs et des profs pensent que l’enfant arrive à l’école la tête vide et qu’il faut remplir sa tête. Or, l’école est un espace de socialisation ». Les enfants dits “normaux” confrontés à l’enfant différent sont ainsi appelés à vivre avec lui. Le chef de délégation de l’Union européenne a remercié l’APEIM pour son travail.
Toujours dans cette perspective de sensibiliser davantage au handicap et de susciter des talents autour du sujet, une campagne internationale avait été lancée l’an dernier par le secrétariat des Nations unies, dans le cadre de la Journée mondiale des Handicapés. Plus de 300 enfants de cinq écoles comprenant des classes intégrées de l’APEIM y ont participé. Des certificats de mérite ont, par là même occasion, été remis aux participants. L’APEIM, fondé en 1970 par Mme Piat, vient en aide aux enfants porteurs d’une déficience intellectuelle. Elle oeuvre pour le développement, l’intégration et l’épanouissement. Parmi ses activités figurent l’éducation et le diagnostic précoce, la prise en charge, la formation et le soutien aux familles. L’association est soutenue par une équipe médicale.