Les écoles de l’Association de parents d’enfants inadaptés de l’île Maurice (APEIM) sont entrées en vacances scolaires hier sur une note peu enthousiaste, après les remous de ces derniers jours provoqués par leur demande au gouvernement d’accorder l’éducation gratuite in toto aux enfants handicapés. Après la manifestation organisée par les parents d’élèves de ces écoles au Jardin de la Compagnie et la réplique du ministre de l’Éducation lors d’un forum, la direction de l’APEIM a lors d’une conférence de presse avant-hier fait le point sur sa requête en soulignant qu’elle l’a faite au ministère depuis le mois de mars dernier : que l’État prenne le relais à partir de janvier 2013 dans la prise en charge de l’éducation des handicapés.
« Ce n’est pas une question de sous comme veulent le faire croire certaines personnes. L’éducation est une responsabilité de l’État. Nous avons fait le travail depuis plus de 40 ans et il est temps que l’État prenne le relais comme il le fait pour tous les enfants se trouvant dans les écoles primaires et secondaires. C’est le droit des handicapés d’avoir l’éducation gratuite », expliquent les responsables de l’APEIM.
L’association soutient que sa demande est réalisable et que pour qu’il n’y ait pas de rupture dans le fonctionnement de l’école avec l’arrivée des nouveaux gestionnaires, une des solutions serait que l’État, pendant la transition, utilise les facilités existantes (en termes d’infrastructures et de ressources humaines) et assure les frais à la fin du mois. En attendant d’être fixés sur la réponse du gouvernement, les employés des écoles de l’APEIM ne cachent pas leurs inquiétudes quant à leur avenir professionnel. Leurs interrogations : en cas de réponse négative du gouvernement, l’APEIM fermera-t-elle la porte de ses écoles ? Et si tel est le cas, obtiendront-ils une compensation ? Devront-ils commencer dès maintenant à entamer des démarches pour un nouvel emploi ? Quelques-uns ont confié au Mauricien qu’ils « ne seront pas en paix » durant ces vacances scolaires et déplorent l’absence de communication de la part de leurs employeurs à ce sujet.