Les éducateurs de l’Association des parents d’enfants inadaptés de l’île Maurice (APEIM) se sont mobilisés suite à l’annonce de la fermeture des écoles de l’association en 2014. Face à cette décision, des membres de cette ONG ont rencontré la presse hier matin pour parler de l’avenir sombre qui prévaut tout en demandant au gouvernement de revoir leur cas. Les thèmes oscillaient autour de « Sov nou travay, rekonet nu métier, donne nu mem droit ki le zot professeurs. »
Paul Virassamy, Chef de service pour Curepipe, La Visitation et St-Paul, parle de situation de peur au niveau des employés qui restent dans l’incertitude. « À chaque fois qu’on évoque l’APEIM, à l’Assemblée, le Premier ministre dit que les parents ne doivent pas se faire du souci. Cinquante-cinq employés de l’APEIM seront à la porte l’an prochain. On lance un cri du coeur, notre emploi est menacé avec la fermeture de l’école en mars 2014. » Jocelyne Beesoon, Chef de service pour Beau-Bassin/Rose-Hill, parle, elle, d’un combat pour les enfants handicapés. « La fermeture des centres de l’APEIM signifie énormément. Cela remet en jeu la convention des droits des enfants et des personnes handicapées. Un enfant handicapé a besoin de soins, d’encadrement aussi bien physiquement que psychologiquement. Nous nous sommes engagés pour aider ces enfants, plusieurs d’entre nous comptent plus de 30 ans de service. » Jocelyne se dit attristée par cette situation : « Nous sommes aussi des mères et des pères de famille qui vont se retrouver en difficulté. On est aussi un peu le parent pauvre de l’éducation, car fermer l’APEIM qui encadrait ses enfants, c’est aussi engendrer une souffrance chez les parents. Et, pire, cela démontre que le principe de l’éducation pour tous n’est pas appliqué. » Elle dit souhaiter que le gouvernement trouve une solution au plus vite pour les éducateurs. « On a beaucoup contribué, il y a eu énormément de travail à faire pour encadrer ces enfants. » Sahera Curumthaullee, éducatrice à Beau-Bassin/Maingard et Eric Marcelin, Éducateur de l’école de Port-Louis, ont évoqué un avenir sombre pour ces enfants handicapés de même que la perte d’emploi des éducateurs. Sahera Curumthaullee précise : « Nu demande gouvernement reconet nu en tant qu’éducateurs, écoute nu doléances. Chaque zenfant handicapé bisin éna so droit. » Les membres de l’APEIM organiseront ainsi une marche pacifique le 10 juillet à 10 h, au Jardin de la Compagnie.