Une victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) doit être soignée dans les plus brefs délais pour éviter les risques de paralysie et même de décès. Les patients qui se font soigner dans les 3 à 4 heures suivant l’AVC ont une meilleure chance d’éviter des séquelles graves.
Le Dr Reshma Gaya, médecin anesthésiste-réanimateur et membre de la Stroke Clinic de l’hôpital Apollo Bramwell, explique que plus un patient victime d’un accident vasculaire cérébral tarde à être soigné, plus il court le risque de souffrir de séquelles irréversibles.
Un AVC survient à la suite de l’obstruction d’un vaisseau sanguin par un caillot de sang, ou de la rupture d’un vaisseau. L’interruption du flux sanguin provoque ainsi la mort des cellules du cerveau, ce qui est très dangereux.
« Les symptômes d’un AVC arrivent rapidement, généralement en l’espace de quelques minutes. Si le visage de la personne parait inhabituel, si elle ne pas peut lever les deux bras ou si elle parle bizarrement, il n’y a pas une minute à perdre. Il faut appeler une ambulance, car ce patient a besoin de soin en urgences. Lorsque l’on tarde à soigner le patient, les cellules son cerveau sont privées de sang à cause du caillot ou de la rupture. Avec cette coupure dans le flux sanguin, le cerveau est aussi privé d’oxygène et si cet état dure trop longtemps, cela peut avoir des effets terribles, dont la paralysie ou la mort », explique le Dr Reshma Gaya.
Le danger réside donc dans une mauvaise interprétation des signes précurseurs d’un AVC, ce qui retarde le transfert du patient vers l’hôpital.
« Lors d’un AVC ischémique (causé par un caillot de sang), un traitement par voie intraveineuse administré dans les trois heures suivant l’AVC permet de dissoudre le caillot rapidement et diminuant les risques de dégâts au cerveau. L’AVC ischémique est la forme la plus courante de l’AVC. Toutefois, de nombreux patients n’arrivent pas à l’hôpital à temps pour l’administration de ce traitement parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe. Il est donc primordial de reconnaitre les symptômes et d’agir au plus vite, » ajoute le Dr Gaya.
Lorsqu’un patient victime d’un AVC arrive à l’hôpital Apollo Bramwell, il est pris en charge par l’équipe de la Stroke Clinic. Grâce à un système multidisciplinaire qui implique le service des urgences, la radiologie, la neurologie et le service des soins intensifs, les patients bénéficient d’un traitement « fast track » qui permet de minimiser les dégâts au cerveau et d’augmenter leurs chances de guérison complète.
Il existe un système simple pour reconnaitre les signes d’un AVC en utilisant l’acronyme FAST (Face, Arm, Speech, Time).
Face (Visage) : vérifiez s’il y a eu un affaissement ou un engourdissement d’un côté du visage de la personne. Demandez-lui de sourire. Son sourire est-il de travers ?
Arm (Bras) – Est-ce que l’un des bras du patient est faible ou engourdi ? Demandez-lui de lever les deux bras. Est-ce que l’un de ses bras retombe ?
Speech (Paroles) – Eprouve-t-il des difficultés à parler ? Si la personne a du mal à s’exprimer ou à se faire comprendre, demandez-lui de répéter une phrase simple, comme « Le ciel est bleu. » Arrive-t-elle à répéter cette phrase correctement ?
Time (Temps) – Le temps est un facteur important. Si quelqu’un souffre de ces symptômes, même si ils disparaissent après un moment, n’hésitez pas à contacter le 132 pour faire appel à une ambulance. Vérifiez l’heure pour savoir à quel moment ces symptômes sont apparus pour la première fois.