L’Apostolat de la mer invite chaque année, au deuxième dimanche du mois de juillet, à célébrer la Journée mondiale de prière pour les gens de la mer. Une messe a été dite hier matin à Bambous-Virieux, présidée par le père Jacques Henri David, Port Chaplain et président de l’Apostolat de la Mer de Maurice, et ce en présence des pêcheurs de la localité, de leurs collègues de la région, les membres de leurs familles et aussi des responsables du secteur de la pêche. Dans son homélie, le célébrant a parlé des difficultés quotidiennes que rencontrent les gens de la mer qui exercent un métier dur et parfois très loin de leurs proches.
Le père David a rappelé que le rôle de l’Apostolat de la mer, un réseau international, est aussi une organisation d’Église connue également sous le nom de Stella Maris et dont le siège est au Vatican à Rome, Italie. Ce réseau qui a 260 centres dans les ports à travers le monde a pour mission de veiller au bien-être des gens de la mer. Le prêtre a félicité les autorités quant à la signature de la convention sur le travail maritime de l’Organisation internationale du travail qui entrera en vigueur le mois prochain. Selon cet accord, dorénavant les conditions internationales s’appliqueront aux gens de la mer en vue d’améliorer les conditions de travail : emploi, soins médicaux, entre autres. Poursuivant, le célébrant a cité le message du Conseil Pontifical de Rome qui rappelle aux États du port leurs devoirs de promouvoir le développement d’installations de bien-être à terre qui doivent être accessibles aux gens de mer, quelles que soient leur nationalité ou leur religion. Il a aussi parlé des inquiétudes des pêcheurs de l’accord de pêche de l’Union européenne et a invité France Andy, un pêcheur de la localité, à s’adresser à ses pairs et leur donner de plus amples informations à ce sujet.
Le père Jacques Henri David a rappelé que le rôle social de l’Apostolat de la mer apprend non seulement à chercher le Christ dans son prochain, mais aussi à se faire le prochain de l’autre, particulièrement à ces nombreux marins abandonnés à eux-mêmes, victimes surtout de la crise économique. Plusieurs bateaux sont abandonnés actuellement à travers le monde, par leurs propriétaires et les marins se retrouvent sans salaires et sont abandonnés dans les ports. L’homme d’église a cité en exemple les membres du M/V Cerem, abandonnés à Port-Louis en 2009, qui recevront cette année leurs salaires après plus de 4 années d’attente. Il n’est plus que jamais temps, dit-il, que les autorités instituent un fast track qui permettra aux marins de récupérer leurs salaires et de retourner auprès de leurs proches.
Le prêtre a également fait un appel pour une meilleure considération des gens de la mer et a cité l’évangile du jour qui rappelle que la route qui mène de Jérusalem à Jéricho est remplie de blessés qui demandent à être soignés, et ils sont nombreux les gens de la mer qui tombent sous la menace de la piraterie maritime, qui subissent les conséquences de la pêche illégale, que leurs conditions de vies ne doivent pas nous laisser indifférentes. Car, ils sont tous nos prochains.