Un plan volontaire pour l’étiquetage des appareils électroménagers (energy label) a été mis sur pied en janvier dernier. Sont concernés : réfrigérateurs, fours électriques, climatiseurs, machines à laver, lampes électriques, sèche-linge, lave-vaisselle, téléviseurs, entre autres. Deux importateurs, J. Kalachand & Co Ltd et TheBrandHouse Ltd (JMG & Galaxy) participent à ce plan volontaire qui s’étalera jusqu’à novembre, après quoi, celui-ci deviendra obligatoire, conformément à l’Energy Efficiency Act.
Pour le consommateur, l’étiquetage permet de choisir des appareils moins énergivores et ainsi diminuer le coût global relatif à un appareil et à sa consommation d’énergie. L’objectif principal est d’introduire à Maurice le concept d’étiquetage énergétique des appareils avec la collaboration des importateurs et des fournisseurs, en vue de donner des informations sur la consommation et l’efficacité énergétiques et ainsi d’aider les consommateurs à effectuer des achats plus judicieux.  
L’étiquette énergétique est une fiche destinée au consommateur qui résume les caractéristiques d’un produit, en particulier ses performances énergétiques, afin de faciliter le choix entre différents modèles. L’efficacité énergétique de l’appareil est évaluée en termes de classes d’efficacité énergétique généralement notées de A à G. La classe A est celle au rendement optimal et G la moins efficace. Pour certaines catégories d’appareils telles les réfrigérateurs, la classification d’efficacité énergétique est de A+++ à D,  A+++ étant la classe au rendement optimal.
Un plan volontaire d’étiquetage a été instauré en janvier 2014 par l’Energy Efficiency Management Office (EEMO) du ministère de l’Énergie et des Services publics et prendra fin en novembre 2014. Sous ce plan, les importateurs et fournisseurs des appareils électroménagers prendront l’engagement d’assurer que les étiquettes énergétiques soient affichées sur les appareils mis en vente. À ce jour, les deux premiers importateurs et revendeurs qui ont manifesté leur intérêt à se joindre à la démarche sont J. Kalachand & Co Ltd et TheBrandHouse Ltd (JMG & Galaxy). D’autres devraient les rejoindre petit à petit. Après le délai de novembre 2014, l’étiquetage énergétique deviendra obligatoire.
Radhamohun Mungur, Acting Director de l’EEMO, explique que l’étiquetage est un instrument de maîtrise de l’énergie qui contribue à limiter la croissance des consommations d’électricité dans le secteur résidentiel et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il est un fait que l’agrandissement des parcs d’appareils électroménagers et électroniques est à l’origine d’une croissance régulière de la consommation d’électricité des ménages. Des appareils inefficients entraînent des pics de consommation d’électricité très importants et exercent une pression croissante sur le réseau électrique. L’étiquetage stimule, par la même occasion, l’innovation technologique chez les fabricants en les incitant à développer de nouveaux produits plus performants pour se différencier de leurs concurrents directs, poursuit Radhamohun Mungur. « Plusieurs pays à travers le monde ont mis en place des règlements d’étiquetage et l’expérience de ces pays démontre que de tels programmes ont un bon rapport coût/efficacité et que cette méthode est efficace pour faire face à la consommation grandissante de l’électricité résultant de l’utilisation à grande échelle d’appareils électriques dans le secteur domestique », précise l’Acting Director de l’Energy Efficiency Management Office.