L’appel de Brandon Lerena et de Raymond Danielson a été entendu mardi après-midi. Les deux jockeys étaient défendus par Me Gavin Glover, SC, tandis que le MTC était représenté par Me Sanjay Bhuckory, SC. Après avoir entendu les explications des deux parties, le board présidé par Me Robin Ramburn, SC, a fait savoir qu’il réserve son jugement, car il lui faudra un peu de temps pour étudier les éléments déposés vu la complexité légale entourant la clause « k » dans le contrat des jockeys expatriés.
Me Glover a fait état des lacunes présentes dans les règlements tout en démontrant que les commissaires n’ont pas les pouvoirs pour prendre cette décision sous le Rule 11 (d) des Rules of Racing, qui stipule que ce droit revient aux administrateurs, tout en faisant ressortir que la directive « k » est une annexe contractuelle hors de la juridiction des règlements du MTC.
Me Glover a aussi souligné que les photos utilisées pour l’identification des personnes concernées lui ont été envoyées après le delay of appeal et qu’il a refusé d’accuser réception de ce document. De ce fait, il a exigé que ces photographies ne fassent pas partie des proceedings.
Me Glover a élaboré sur la définition du mot associate qui figure dans la charge qui pèse sur ses clients pour démontrer qu’ils n’avaient pas de connexion avec le bookmaker Jankee. Du reste, il a rappelé que Stéphane de Chalain a admis qu’il n’y a pas d’évidence que les deux jockeys savaient que la personne présente sur la photo était un bookmaker et qu’il aurait accepté le témoignage de quelqu’un à ce sujet. De ce fait, le mot associate serait inapproprié selon lui, car il n’y avait pas d’intention de commettre un acte répréhensible.
Lui donnant la réplique, Me Sanjay Bhuckory a souligné que les bookmakers figurent dans un no-go zone et qu’en étant en contact avec cet individu, ces jockeys ont transgressé les conditions attachées à leur contrat avec le MTC, d’où l’intervention des commissaires à travers l’ouverture d’une enquête. Selon lui, durant cette « social association, racing matters may have been discussed. » Le chairman du board d’appel a rebondi en lançant : « Or may not have been discussed. »
Après les délibérations, le board d’appel a demandé un peu plus de temps pour se pencher sur les aspects légaux entourant la directive « k » et a annoncé qu’il réservait son jugement.