Elle avait été condamnée par la cour à Rs 15 000 d’amende pour avoir menacé deux étudiants. Elle a fait appel de ce jugement mais l’Acting Chief Justice Saheeda Peeroo et la juge Rehana Mungly- Gulbul, siégeant en Cour suprême, l’a rejeté.
Dans la version des étudiants, la jeune femme a garé sa voiture devant leur portail, a baissé la vitre et leur a dit « Avek enn kout fizi, mo pou touy zot tou enn par enn… » Marie Joseph de Ravel de l’Argentière, qui nie ces allégations, explique que le jour de cet incident, elle avait donné un “lift” à un ami et quand elle est arrivée à la hauteur du portail de la maison des deux étudiants, elle les a surpris prenant des photos d’elle. La personne qui se trouvait avec elle dans la voiture a de son côté déclaré avoir vu les jeunes les prendre en photo mais ne se souvenait pas si la femme les avait menacés.
Marie Joseph de Ravel de l’Argentière, qui avait plaidé non-coupable, a été condamnée à une amende de Rs 15 000. Elle a également réglé des frais s’élevant à Rs 100.
Trouvant ce jugement injuste, la jeune femme a fait appel, d’autant, dit-elle, que les photos prises par les jeunes n’ont pas été produites par la police en cour. De plus, la jeune femme n’était pas en bons termes avec la famille des deux étudiants. Elle estime qu’elle aurait dû bénéficier du bénéfice du doute dans ce procès.
L’avocat des deux étudiants a déclaré que le fait que l’enquête soit jugée injuste par l’appelante ne veut pas dire que le procès était injuste, en se basant sur l’affaire The Queen vs. Amasimbi (1991). L’avocat estime que le fait que la police n’a pu trouver les photos prises de l’appelante chez les étudiants ne démontre pas que l’enquête est injuste car les policiers ont fait leur devoir de demander les photos mais les étudiants leur avaient expliqué qu’après quelques minutes les clichés s’effacent automatiquement de leur appareil.
La Cour suprême trouve que les étudiants n’ont pas bénéficié d’un quelconque jugement de faveur. L’appel a été rejeté.