Le Teazers Club, situé à une centaine de mètres du Shotz, a lui aussi été sommé de fermer ses portes, jusqu’à ce que les deux boîtes de nuit se mettent en règle. Concédant qu’il y ait pu avoir infraction à l’Environment Act, la gérante du Shotz s’incline devant la décision de l’Environnement. Cependant, des interrogations subsistent quant au timing de ces Stop Orders, les deux clubs étant en activité depuis de nombreuses années déjà. Surtout après la publicité faite autour du Shotz lors d’un reportage avec des extraits consacrés à la réussite de Liz Coindreau, la mère de Sharon Constantin, diffusé sur M6 lundi dernier, soit deux jours avant que le ministère de l’Environnement se décide à sévir…
Depuis sa diffusion, lundi, sur les écrans mauriciens, l’émission Enquête Exclusive de M6 fait couler beaucoup d’encre. Après l’agression dont a été victime Franco Edouard, alias « Pablo Escobar » , pour laquelle certains blâment le journaliste de l’émission, c’est au tour de Liz Coindreau d’occuper l’actualité, une fois de plus, après le Stop Order émis contre son club de Flic-en-Flac. En effet, les autorités ont décidé de sévir contre les boîtes de nuit Shotz et Teazers, qui sont, depuis jeudi, dans l’interdiction d’ouvrir leurs portes. Cette situation fait suite à de nombreuses plaintes déposées par des habitants de la localité, indisposés par la pollution sonore. Une enquête des autorités a révélé que le Shotz, tout comme le Teazers, opéraient alors qu’ils ne disposent pas d’un Preliminary Environmental Report (PER).
Si Krishnan Vadamootoo, le gérant de Teazers, concède qu’il ne dispose effectivement pas de tous les documents nécessaires pour ouvrir son club, Sharon Constantin soulève pour sa part plusieurs interrogations, arguant qu’elle a soumis une demande depuis le mois d’août 2008 à la Tourism Authority (TA) afin d’opérer un Private Club. À ce jour, dit-elle, « mon dossier, comme d’autres, est encore à l’étude, la TA ayant gelé l’octroi des permis du genre depuis 2008 ». Selon la gérante, si le Shotz était depuis ouvert, c’est parce qu’elle dispose des documents lui permettant d’opérer son business, notamment un permis pour le bar. Sharon Constantin souligne également que, chaque année, elle s’acquitte des frais pour la vente de boissons alcoolisées auprès de la Mauritius Revenue Authority (MRA).
Toutefois, le ministère de l’Environnement lui a servi cet ordre d’arrêt, pour le Shotz comme pour le Teazers, sur la base qu’elle « was operating a night club without PER approval under Section 15 (2) (a) of EPA 2002 ». Elle se retrouve également sanctionnée pour avoir « play(ed) music above permissible limit thus causing nuisance ». Selon les informations recueillies, de novembre 2010 à décembre 2011, le Shotz a reçu pas moins de treize contraventions par diverses autorités pour diverses infractions commises. Parmi celles-ci, on retrouve des cas  de « failing to produce Trade Licence », « operating Private Club without Licence », « carrying business without Licence », ou encore « carrying a business of Tourism Enterprise to wit : MASA Licence »… Idem du côté du Teazers, qui a été sanctionné à 18 reprises pour n’avoir pu produire les documents nécessaires, dont la Tourist Enterprise Licence, aux autorités concernées.