Pour la première fois depuis 2009, des cartes professionnelles ont été émises aux pêcheurs. Toutefois, en raison de l’état du lagon, ils devront pratiquer leurs activités en haute mer. Le gouvernement a d’ailleurs mis en place un “grant” pour aider les sociétés coopératives de pêche à acheter des bateaux à cet effet. Judex Rampaul, président du Syndicat des pêcheurs, se dit satisfait et rappelle que « c’est une longue bataille de dix ans qui aboutit enfin ».

Sur les 635 personnes ayant fait une demande pour une carte de pêcheur professionnel, 51 ont été sélectionnées. Il s’agit d’un premier groupe, a assuré le ministère de tutelle, en attendant les procédures nécessaires pour un deuxième. En effet, depuis mai de l’année dernière, trois groupes de 15, 23 et 13 pêcheurs respectivement, ont suivi des cours d’une durée au FITEC à cet effet. Étant donné qu’ils seront appelés à pêcher hors du lagon, des cours spécifiques ont été dispensés.

Le deuxième groupe, composé de 39 personnes, dont quatre du précédent groupe n’ayant pu assister aux cours, débutera la formation bientôt. De même, le FITEC a reçu 35 nouvelles demandes au cours du mois d’avril. Les pêcheurs devront au préalable faire des tests médicaux pour déterminer s’ils sont en état de pêcher en haute mer.

Parmi les 51 nouveaux pêcheurs professionnels, on compte trois femmes. Le ministre de la Pêche, Prem Koonjoo, a salué leur courage et invité des jeunes à se joindre à ce métier. Il a rappelé que le gouvernement veut faire de l’économie océanique un pilier de l’économie. Pour cela, le gouvernement a mis en place une aide spéciale aux sociétés coopératives de pêche afin de les aider à acheter des bateaux de pêche semi-industrielle. Trois premières sociétés, à savoir Mandrin, Yéyé et Gaulette Blanche, ont obtenu ce “grant”. Les deux premières sociétés sont de la région de Port-Louis et la troisième de Bambous-Virieux.