Le leader de Paul Bérenger a, lors de son point de presse samedi à Port-Louis, affirmé qu’il était de son devoir de tout essayer afin de mettre en oeuvre une bonne réforme électorale pour laquelle son parti milite depuis trente ans. Il a observé que l’histoire jugera le Premier ministre Navin Ramgoolam pour avoir raté une occasion en or de le faire. Il a par la même occasion annoncé que le Remake est chose du passé et que son parti se prépare à aller seul aux élections. « La question d’un junior partner n’est pas d’actualité », dit-il.
Paul Bérenger a commencé son intervention en affirmant que ce qui compte le plus pour le MMM, c’est son programme. « Pas question de faire une alliance avec qui que ce soit sans l’application de notre programme qui se résume en trois mots : nettoyer, démocratiser, relancer. Nous reconnaissons que cette lutte n’est pas facile ».
Pour lui, le pays est en train de « couler » et l’application du programme de son parti, la fidélité à ce programme est une lutte qui ne sera jamais facile. Il a observé que ces deux dernières semaines ont permis à son parti de constater le dégoût et la profondeur de la colère populaire à travers le pays vis-à-vis de Navin Ramgoolam et du Parti travailliste en raison du niveau sans précédent de corruption et de scandales qu’a connu le pays. « Notre combat contre la corruption s’accentuera encore plus après deux semaines de confusion et de remous politiques », a-t-il insisté. Le dégout et la colère constatés durant les deux dernières semaines s’exprimeront durant les prochaines élections et « balaieront le Ptr et son leader Navin Ramgoolam », soutient-il.
S’agissant de la réforme électorale, Paul Bérenger a expliqué que depuis trente ans le MMM la considère comme quelque chose de fondamental pour le progrès du pays. « Il était de notre devoir de faire tout notre possible pour essayer de réaliser ce projet surtout après le récent ruling du Comité des Droits de l’homme de l’ONU. Il était de notre devoir d’essayer malgré les incompréhensions et les confusions ». Il affirme avoir insisté auprès de Navin Ramgoolam pour que le texte de loi sur la réforme soit présenté devant le parlement avant sa dissolution. « Malheureusement, il y a eu des zigzags et maintenant il affirme que le projet de loi sera présenté après les élections. Ce qui a provoqué une exaspération et une indignation unanime dans le pays ».