Le MMM précisera sa position concernant l’élection partielle prévue dans la circonscription Belle-Rose/Quatre-Bornes (n°18) qui doit normalement avoir lieu à la suite de la démission vendredi du leader du Reform Party Roshi Bhadain. Toutefois, a précisé Paul Bérenger, ce n’est pas une élection partielle qui aidera le pays; « Les élections générales doivent être d’actualité. »
La réunion spéciale du bureau politique du MMM devrait également donner une indication quant au candidat qu’il présentera à cette élection. Aucune précision n’a été fournie à ce sujet samedi lors de sa conférence de presse.
À la presse qui voulait savoir si cette partielle sera, selon le souhait de Roshi Bhadain, un référendum sur le projet de Métro Express, Paul Bérenger a observé à ce sujet que ce dernier est coincé d’avance puisque le ministre des infrastructures et du transport intérieur, Nando Bodha a déjà indiqué que le Métro Express s’arrêtera à Rose-Hill. Il a reconnu toutefois que le projet Métro Express est très complexe et qu’il y a beaucoup à dire à ce sujet.
Paul Bérenger s’est appesanti samedi lors de sa conférence de presse, sur la décision de la Cour suprême d’autoriser le Directeur des Poursuites publiques (DPP) à interjeter appel devant le Privy Council contre le jugement en faveur de Pravind Jugnauth dans le cadre de l’affaire Medpoint.
« C’est la première fois que le Privy Council sera appelé à étudier un cas où un Premier ministre en fonction est accusé de conflit d’intérêts aux termes d’une loi contre la corruption. Cela est suffisant pour que Pravind Jugnauth démissionne en attendant que le Privy Council ne prononce son jugement », a estimé Paul Bérenger.
Par ailleurs, le leader du MMM souligne que lors de sa réunion spéciale du bureau politique le MMM a passé en revue la situation et a considéré que Pravind Jugnauth doit step down comme Premier ministre et comme ministre en attendant la décision du Privy Council concernant l’appel du DPP.  Il insiste sur le fait que les élections générales doivent être organisées dans un délai raisonnable.
Par ailleurs, Paul Bérenger a indiqué que d’ici vendredi prochain des contacts seront établis au niveau de l’Opposition pour déterminer si les différents partis de l’Opposition parlementaire comptent entreprendre une initiative commune pour demander que Pravind Jugnauth démissionne comme Premier ministre  et comme ministre. Il a profité de l’occasion pour rappeler que la « vérité historique » est  que l’affaire Medpoint était une cause principale du Remake de 2000. « On avait souhaité que Pravind Jugnauth demande un early trial devant la cour  suprême mais il faisait le contraire », a-t-il affirmé.
Concernant les débats sur le budget, Paul Bérenger a déploré que le Premier ministre Pravind Jugnauth ait traîné le summing up dans le « cheap politics » sans que la speaker n’intervienne. Il a estimé que le Premier ministre n’a pas donné de réponses concrètes à des points importants qu’il avait soulevés, à savoir la mise en oeuvre du negative income tax, la création de l’Investment Development Fund et la situation à Agalega. À propos de cette île, Paul Bérenger a constaté que l’Inde est disposée à rendre public le texte du MoU sur la sécurité maritime mais qu’elle ne peut le faire puisque c’est la prérogative du gouvernement mauricien. Le leader du MMM a finalement constaté que le Premier ministre n’a pipé mot sur l’affaire BAI et sur la bande sonore sur laquelle on entend les interlocuteurs de Dawood Rawat parler à un certain « boss ».
Au chapitre des Chagos, Paul Bérenger a noté que la presse internationale a couvert l’événement avec des expressions qui condamnent la Grande Bretagne. Pour lui, c’était un grand moment « mais la vérité est que nous aurions dû avoir fait davantage d’efforts pour rallier plus que les 94 voix que nous avons reçues ».
Le leader du MMM a dit un grand merci à tous les pays qui ont voté la résolution. « Un grand bravo pour la communauté chagossienne pour son courage et sa détermination. Il a également dit avoir noté que 22 pays européens n’ont pas voté en faveur de Grande Bretagne et se sont contentés d’abstenir.  » Il s’agit, selon lui, d’un message fort reçu 5/5 par les autorités britanniques.