Après les fissures étendues sur plusieurs mètres jusqu’à en devenir des crevasses sur la Ring Road, voilà que l’effondrement du mur de soutement  de ce mêmes routes et la déstructuration des drains avoisinants provoquent l’inquiétude du voisinage dont les écuries du Domaine les Pailles et certaines habitations se trouvant à proximité du tronçon endommagé. Plus que jamais les acteurs qui ont participé à l’élaboration de cette route sont pointés du doigt. Le ministère des Infrastructures Publiques et la Road Development Authority (RDA) tentent de jouer la carte de l’apaisement, mais le lieu est dans un tel état de chaos qu’on dirait qu’il a subi un mini tremblement de terre.

Week-End est descendu sur le terrain hier en début d’après-midi pour constater de visu l’état de la route après la découverte de ces fissures qui se transforment chaque jour en crevasses de plus en plus amples. En contre bas de cette route nous avons pu constater que le mur de soutènement de la route au lie des crevasses est complètement déstructuré. Il a même cédé par endroits et les matériaux (terre, roche, tissu blanc (?) etc…) qui composent cette route s’échappent de ces parois. ce qui explique le paysage de  tremeblement de terre que l’on retrouve à la surface.
Heureusement que cette route ne sert pas à la circulation pour l’instant, ce qui a évité des drames. Mais des interrogations demeurent quant à la fiabilteé de ce type de structure que l’on retrouve dans d’autres infrastructures routières du pays notamment à Cuadan, Phoenix, St Pierre.
La RDA, son consultant Arab Consulting Engineers, Rehn Grinakar/Colas sont plus que jamais dans le collimateurs des usagers de la route. Le ministre des infrastructures publiques, Anil Bachoo, devra trouver des explication solides pour une infrastucture qui a coûté des milliards aux contribuables. La RDA tente bien des explications mais elle sont loin de convaincre.
Dans un communiqué, émis vendredi, la RDA soutient que « this stretch of road includes retaining walls made of reinforced earth which have been designed and built by the contractor. » C’est également, apprend-on, de sources sûres ce qui a été dit au ministre des Infrastructures Publiques, Anil Bachoo, lors d’une réunion, vendredi matin, à son bureau. Par conséquent, il ressort que tous les frais doivent être exclusivement encourus par le contracteur.
Si des « geotechnical investigations » sont en cours depuis janvier dernier, en vue d’identifier les crevasses par la compagnie Water Research Co Ltd (Geotechnical-Hydrogeogical Investigation and Drilling) du groupe Taylor Smith (Mauritius), on apprend que les ingénieurs d’Arab Consulting (Égypte) devraient arriver à Maurice demain. De là, ils soumettront un rapport d’ici une semaine.
La RDA rappelle que le contrat a été alloué au Joint Venture Rehm Grinaker/Colas en janvier 2010 et que les travaux ont été supervisés par Arab Consulting Engineers (Égypte) sous l’égide de la RDA. Elle soutient également que les travaux ont pratiquement été complétés le 31 janvier 2013 avec une « defect liability period » d’une année. Mais des visites effectuées du 20 au 24 janvier 2014, par Arab Consulting Engineers (Égypte) devaient révéler des « early distresses along a stretch of around 75 metres. » Le contracteur Rehm Grinaker/Colas en a été informé et recommandé d’identifier les causes en vue de proposer des mesures pour y remédier. Entre-temps, les routes se sont si détériorées que décision fut prise d’interdire tout mouvement humain. Une semaine après, les fissures se sont amplifiées. Le mur de soutènement ou retaining wall et même les drains donnant dans la propriété des écuries du Domaines les Pailles se sont détériorés. Les fondations et les plaques de béton sont considérablement fragilisées à tel point qu’il y a eu éboulement de la terre et des roches.
Quoi qu’il en soit, la RDA assure que « corresponding remedial measures will follow » tout en réitérant la garantie que « contract provisions are respected. »