L’usage de l’Avastin dans les services hospitaliers mauriciens suscite de nombreuses interrogations. Pour cause, le cas de quatre patients ayant perdu l’usage de leur oeil suivant une injection d’Avastin effectuée le 22 mai dernier à l’hôpital Moka. Depuis, d’autres patients témoignent aussi avoir perdu leur oeil après avoir reçu une injection alors qu’ils s’étaient sont rendus à l’hôpital Moka pour être traités. C’est le cas M.P, une habitante de Bambous, qui ne comprend pas comment un simple traitement pour des rougeurs dans l’oeil lui a fait perdre la vue. Cette femme de 36 ans raconte qu’elle s’est rendue à l’hôpital de Moka le 16 juin dernier pour soulager son oeil gauche qui était larmoyant et rouge. On lui a prescrit des gouttes à mettre dans son oeil trois fois par jour.
Cependant, son problème persistant, elle s’est à nouveau rendue à l’hôpital de Moka le 18 juin où elle a été admise. C’est à partir de là que son calvaire a commencé. “Zot inn met goutte ek zot inn fer piqûre dan mo lizié. Monn ale lopital mo ti pe trouvé, létan met piqûre, zordi mo népli trouvé”, dit-elle, désespérée.  Elle a passé plusieurs jours à l’hôpital, avec d’autres injections dans son oeil.
Lorsqu’elle évoque son problème, le 21 juillet, avec le médecin traitant, il lui fait comprendre qu’elle a eu une infection dans l’oeil que “pa kapav fer nanien.”Dépitée, elle a porté plainte à la police et au Medical Council. M.L explique qu’elle aurait à chaque fois vu un médecin différent, soit cinq au total. “Zot pa explik ou ki zot inn fer. Zot pa kass latet. Ti bizin prévenir moi ban risk. Mo ti a préfère reste are mo lizié rouz ki napli trouv clair zordi”, dit-elle.