Il n’est pas bon être actuellement au Mauritius Turf Club, surtout si vous avez des relations avec des écuries qui ne sont pas en odeur de sainteté avec la direction du club. Et ce n’est  certainement pas la cravache italienne Jaures Marcialis qui nous dira le contraire. Alors qu’il était sur le point de signer pour son retour à la compétition sous les couleurs de l’écurie Henry, l’ex-jockey de l’écurie Maigrot a été tout simplement prié, hier, par le service d’immigrations de quitter le sol mauricien dans les plus brefs délais. Un coup de massue pour ce jockey qui est arrivé à Maurice au début de la saison pour le compte d’écurie Ramdin. Nous apprenons que d’autres Italiens liés au monde des courses et à l’univers impitoyable du Champ de Mars sont en situation irrégulière, mais qui auraient eu maille à partir avec un officiel du club, également priés de quitter le pays illico presto.
Pour rappel le jockey italien Jaures Marcialis a remporté une seule course sur notre hippodrome, acquise sur Monsieurnando pour le compte de l’entraîneur Raj Ramdin qui devait le remercier quelques jours plus tard. Il trouva cependant du travail dans la foulée chez l’écurie Maigrot mais n’obtiendra cependant aucun succès pour cette écurie en 33 montes. Jaures Marcialis sera également remercié par Hugues Maigrot à l’issue de la 16e journée mais depuis son départ cette écurie n’a remporté qu’un seul succès avec Minning Propect. Depuis l’Italien avait pris ses quartiers à Maurice, comme touriste, jusqu’à la semaine dernière quand Serge Henry contraint de remplacer, Gregoria Arena, suspendu dans les conditions que l’on connaît, avait proposé son nom au MTC qui répondit par la négative. Les premières raisons avancées étaient qu’il n’était pas «un plus» pour les courses mauriciennes. Pour aller plus loin dans cette démarche, les commissaires administratifs réunis mercredi devaient se prémunir de toute action contestataire en prenant la décision, mais rendu public que vendredi, qu’à compter de mercredi dernier, qui se veut être aussi le jour de demande de Serge Henry  en faveur de Marcialis, qu’aucun jockey ne serait autorisé à monter pour plus de deux écuries en une même saison, sauf dérogation spéciale. Une action qui ne relève donc pas d’une politique mais bien une démarche pour bloquer une personne.
Une décision ?controversée
Ce communiqué non daté (mais qui a été posté le 23 août, soit vendredi) sur le site internet du MTC se lit comme suit : «Il a été décidé qu’un jockey pourra monter pour le compte de deux écuries seulement lors d’une saison, à moins qu’une dérogation spéciale soit obtenue. Cette nouvelle politique est entrée en vigueur avec effet immédiat.»
Il faut tout de suite préciser que dans une affaire aussi importante, il est grave que les commissaires administratifs n’aient pas jugé utile de communiquer cette décision depuis mercredi dernier, soit tout de suite après la rencontre du board. Mais a attendu 72 heures pour faire connaître une telle décision. Les trufistes apprécieront…
N’y voyait surtout aucune coïncidence également que le communiqué fait état d’un possible demande de dérogation de la part du board sur une telle éventualité intervenait. Si ce n’est pas un abus du pouvoir de ce même board, ce y ressemble étrangement. Dans la mêle foulée nous nous posons la question sur le rôle du licencing committee dont le job est justement de donner une licence à un jockey. Non seulement il y a abus de pouvoir, il y aussi usurpation des responsabilités, voire même de l’ingérence au sein d’une instance supposément indépendante.
Arena, sous caution
N’y voyait aussi aucune coïncidence si après notre papier d’opinion de la semaine dernière sur l’Affaire Gregoria Arena pour sa monte scandaleuse sur Saziwayo (écurie Henry) que le jockey italien a été arrêté mercredi par la Police des Jeux. Relaché sur parole après son interrogatoire par cette même police, il a été autorisé à rentrer chez lui, mais il a eu à se présenter en cour de district jeudi devant le magistrat Pritiviraj Balluck. Il a été libéré contre une caution de Rs 10 00, mais une charge de Cheating sous la section 146 (I) de la Gambling Regulatory Act pèse sur lui. Du fait qu’il n’ait pas suivi les instructions de son entraîneur.
Dans la foulée le MTC a décidé de prendre son appel, mais la question qu’on peut se poser tout de suite est la suivante: quand est-ce que le comité d’appel entendra Gregoria Arena? Dont on affirme qu’il pourrait être expulsé également sur sol mauricien.  Déjà on sait que la liste d’attente pour des enquêtes «de novo» est déjà longue et que les appels risquent ainsi d’être en appel.
En tout cas ces actions contre les jockey italiens et certains soutiens en provenance du même pays  qui avaient fait leur percée au Champ de Mars ressemblent fort à une vendetta, avec effet collatéral pour l’entraîneur Serge Henry. De sources concordantes et documents à l’appui, dont le président du MTC, Gilbert Merven, serait en possession, d’un différend, ayant opposé dans un hôtel du littoral nord, avec pour acteurs les italiens, une famille de propriétaires , un officiel du MTC et sa famille, ne serait pas étranger aux derniers évènements intervenus, pour ne pas dire secoué le monde hippique mauricien.  Si cette affaire se confirmait, le MTC pourrait être entrainé dans des sables mouvants.