Navin Ramgoolam, leader du PTr et Paul Bérenger, leader du MMM, se disent « pleinement satisfaits » de l’accueil réservé par la population à l’alliance rouge/mauve après sa conclusion officielle. Critique à l’encontre de l’alliance opposée MSM/PMSD/ML et, plus particulièrement, envers le MSM, Navin Ramgoolam parle de bataille à venir entre forces de division et celles du progrès. Les deux leaders prévoient une accélération de leur campagne sur le terrain au retour de l’étranger du Premier ministre.
Navin Ramgoolam parle de « retombées positives » à la suite de la conclusion officielle de l’accord électoral PTr/MMM. « Cet accord, soutient-il, a créé un nouveau dynamisme et un nouvel enthousiasme dans le pays ». Le leader du PTr estime que la population réalise que, loin d’être un accord qui ne viserait qu’à satisfaire les seuls intérêts de son homologue du MMM, Paul Bérenger et de lui-même, l’alliance conclue entre le PTr et le MMM a pour objectif de traduire dans les faits un projet de société.
« Nous sommes, déclare Navin Ramgoolam, à un tournant historique. Cette alliance ouvre, surtout pour les jeunes, une nouvelle perspective d’avenir. Notre but est de permettre au pays de franchir une nouvelle étape de son développement économique et social. De faire que Maurice passe du stade de « Middle Income Country » à celui de « High Income Country ». Faire que l’on atteigne un nouveau palier de développement en vue d’une vie meilleure pour l’ensemble des Mauriciens ».
Le leader du PTr ne se prive pas, dans ce contexte, de faire la comparaison avec l’alliance opposée MSM/PMSD/ML. « Ce sera, explique Navin Ramgoolam, une bataille entre, d’une part, les passéistes et les forces de division et, d’autre part, les modernistes et les forces du progrès ». Pour lui, le regroupement de l’opposition, constituée de « deux clans familiaux et d’un troisième larron », n’a aucun projet de société. Estimant que c’est « la débandade » dans l’autre camp, le leader des « rouges » parle de « guerre des clans » au sein de l’alliance Lepep en vue de mieux se positionner pour l’obtention du poste de leader de l’opposition après les prochaines élections générales.
Prenant particulièrement pour cible le MSM, Navin Ramgoolam rend ce parti responsable du saccage des banderoles « rouge/mauve ». Accusant le MSM d’avoir recours au communalisme en cette précampagne électorale, le chef du gouvernement prévient: « Aucun dérapage ne sera toléré. » Par rapport à ce recours allégué du MSM au « poison communal », le leader du PTr déclare qu’il adressera la question « en temps et lieu » tout en affichant sa confiance que l’électorat « discipliné » du PTr ne se laissera pas prendre à ce piège.
Rendez-vous à Quatre-Bornes
Interrogé, une fois de plus, quant au calendrier électoral, le Premier ministre laisse comprendre que l’on devrait y voir un peu plus clair à son retour au pays après son déplacement à Londres et à Paris cette semaine. Navin Ramgoolam donne, en conclusion, rendez-vous à la population à Quatre-Bornes le dimanche 12 octobre où se tiendra le premier grand rassemblement de l’alliance PTr/MMM.
Paul Bérenger se dit, tout aussi, « entièrement satisfait » de l’accueil réservé par la population à l’alliance PTr/MMM après sa conclusion officielle. Le leader du MMM dit, d’abord, sa « grande satisfaction » que la transparence ait prévalu quant aux diverses modalités de l’accord. « Nous avons trouvé, soutient-il, une nouvelle fois, le meilleur équilibre entre les attributions du président de la République et ceux du Premier ministre dans le cadre d’une IIe République ».
Le leader du MMM dit, par ailleurs, sa « totale satisfaction » que la crainte qui aurait été entretenue par des adversaires quant à l’exclusion alléguée de la communauté musulmane de cette alliance PTr/MMM se soit, vite, estompée. Il soutient, sous ce rapport, qu’une campagne semblable de peur avait été menée auprès de la communauté chinoise au moment du vote de l’amendement constitutionnel visant à permettre à des candidats qui le souhaiteraient de se présenter aux élections sans décliner leur communauté respective d’appartenance.
Satisfaction, de même, du démarrage « sur les chapeaux de roue » des travaux des deux comités institués devant travailler plus en profondeur sur, d’une part, la réforme constitutionnelle et, de l’autre, sur le programme gouvernemental. Paul Bérenger accuse, par ailleurs, lui de même, le MSM d’être derrière le saccage des banderoles PTr/MMM. Comme son homologue du PTr, le leader du MMM laisse entendre que c’est, surtout, au retour de Navin Ramgoolam au pays que les choses vont s’accélérer sur le terrain.