Alors que les rassemblements politiques de la Fête du Travail ont été le « warming-up » nécessaire en vue de la prochaine bataille et que plus aucun grain de sable n’empêche, objectivement, la tenue des nouvelles élections municipales dues depuis plus d’un an et demi, c’est en direction de cette échéance que ce fixe, désormais, le regard de l’électorat. Une confrontation gouvernement / opposition tant attendue qui devrait, dans les faits, plus que les « madding crowds » du 1er-Mai, donner une indication plus fiable du « mood » de l’électorat presque à mi-mandat du gouvernement PTr/PMSD. Le gouvernement dirigé par le Dr Navin Ramgoolam qui, entretemps, a vu l’une de ses composante — le MSM — rejoindre le MMM dans l’Opposition.
Organisées pour la dernière fois le 2 octobre 2005, les nouvelles municipales devaient ainsi se tenir, à l’origine, vers la fin de 2010. Elles furent, une première fois, renvoyées pour être tenues à une date indéterminée en 2011. Le prétexte qui avait, alors, déjà été évoqué était que le gouvernement n’était pas encore prêt avec la nouvelle loi des Administrations régionales sur laquelle il était, pourtant, supposé de se plancher depuis cinq ans.
L’on allait, en 2011, attendre tout le long de l’année la présentation à l’Assemblée nationale de cette nouvelle loi « révolutionnaire », comme le présentait, alors, le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée. Jusqu’à ce qu’à la fin de novembre, le ministre Aimée annonce un nouveau renvoi pour 2012 et présente à l’approbation des députés une version expurgée de son projet de loi. Finalement approuvée, cette nouvelle loi qui vient remplacer les lois de 1989 et de 2003 qui se chevauchaient allait être proclamée à l’officiel par le président de la République d’alors, sir Anerood Jugnauth, le 12 décembre 2011.
Dans les premières semaines de cette année, alors que l’on pensait que le plus difficile avait été fait et que les municipales allaient, en fin de compte, se tenir incessamment, voilà que le MSM, pas encore officiellement en alliance avec le MMM dans le cadre du remake de 2000, adressait une pétition au président de la République pour contester la délimitation des nouveaux arrondissements municipaux comme le prévoit la nouvelle loi.