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« On ne peut plus garder la plage de Pomponette en otage ! », scande Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL). Dans un communiqué émis en début de semaine, le collectif citoyen tient à signaler le délai dépassé par les promoteurs Clear Ocean Hotel and Resorts LTD. Face à l’inaction des autorités concernées, AKNL ne compte pas rester les bras croisés et affirme que 2019 sera une année pleine d’actions.

« Aujourd’hui, nous sommes le 8 janvier 2019. Les promoteurs avaient demandé une extension de délai ‘to start construction till 8th January 2018’, cette demande était ‘still under consideration n’ au moment de cette question parlementaire en juillet 2018 », est indiqué dans le communiqué. Une situation que Yan Hookoomsing d’AKNL n’arrive pas à comprendre. « Cela est scandaleux », déclare-t-il. « Il est écrit noir sur blanc que le délai pour le bail à Pomponette est dépassé. Il est inconcevable que le ministère ne prenne pas plus d’actions », martèle-t-il.

Yan Hookoomsing soutient, par ailleurs, avoir écrit au ministre du Logement et des Terres Mahen Jhugroo, le 20 décembre dernier, pour faire enlever le barrage sur le site. « Une lettre non répondue sans aucun accusé de réception », déplore ce dernier. AKNL s’interroge également sur les pas géométriques de la Cambuse, octroyés à Omnicane dans le sillage de la construction d’une Smartcity dans le Sud. « L’on parle de près de 1 km de plage publique. De plus, les promoteurs qui ont soumis une EIA application — que l’on a d’ailleurs contestée —, parlent désormais de construire une beach house. Le gouvernement aurait-il accepté de céder cette partie de la plage dont le lease est resté inutilisé pendant des années, aux promoteurs au lieu de le rendre au public ? » s’insurge Yan Hookoomsing. « Nous voulons des réponses. »

De ce fait, AKNL ne compte pas lâcher prise et reste campé sur sa position. « Nous ne voulons plus de delaying tactics où tous les cas que nous présentons en Cour sont renvoyés. Cette année, c’est l’année des actions », affirme ce dernier. Affaire à suivre.