Arianne Navarre-Marie a émis le souhait que la protection des enfants devienne un enjeu national. Pour la députée MMM, le Budget 2012 ne contient pas suffisamment de mesures sur le sujet. Elle a aussi attiré l’attention sur les conditions difficiles dans lesquelles vivent de nombreuses familles mauriciennes.
Pour la députée du MMM, le Budget 2012 est « un des plus décevants ». Arianne Navarre-Marie a déclaré qu’elle s’attendait à mieux de la part d’une personne qui a dirigé le ministère de l’Intégration sociale pendant plus d’une année. Le ministre des Finances Xavier-Luc Duval, a-t-elle poursuivi, avait signifié son intention de rétablir le pouvoir d’achat, mais « tel n’a pas été le cas ».
Arianne Navarre-Marie a mis l’accent sur la difficulté des familles à joindre les deux bouts. « Plusieurs taxes indirectes viennent alourdir les factures à la fin du mois », a souligné la députée. Elle a aussi attiré l’attention sur le paiement de Rs 150 pour une demande de révision de sa facture d’électricité en cas d’insatisfaction, une somme non remboursable. « Ces Rs 150 pèsent lourd dans le budget de la ménagère. »
Énumérant différents problèmes sociaux dont la presse a fait état récemment, l’ancienne ministre de la Femme a regretté que le gouvernement ne prenne pas de mesures pour éviter ces situations. Faisant également référence au rapport de l’Ombudsperson for Children, Arianne Navarre-Marie souligne le manque de coordination entre les organismes responsables de la protection de l’enfant.
Parlant du recrutement de 20 support officers pour la Child Development Unit (CDU) et le National Children’s Council (NCC), comme annoncé dans le Budget 2012, Arianne Navarre-Marie a fait ressortir que ces deux entités ont des objectifs différents. Elle s’est interrogée sur les rôles précis qui seront attribués à ces support officers. La CDU, a-t-elle ajouté, devrait avoir plus de véhicules pour être plus présente sur le terrain. « Rien n’a cependant été prévue à ce niveau. »
Tout en reconnaissant que l’initiative d’accorder une subvention aux familles pour envoyer les enfants à la crèche est bonne, la députée MMM a regretté que cette mesure ne concerne que « 2 000 » jeunes. « On ne connaît pas encore les critères. Qui va vraiment en bénéficier ? » a-t-elle fait remarqué.
Arianne Navarre-Marie a ainsi lancé un appel pour que ce service soit minutieusement contrôlé afin de veiller que des responsables de crèches « sans scrupules » n’augmentent pas leurs tarifs et les parents se retrouvent au final à payer les mêmes sommes, avec la subvention. « Cela s’est déjà produit par le passé lorsque nous avions décidé d’accorder une subvention pour les enfants de la maternelle. »
Parlant du souhait du ministre des Finances pour une meilleure distribution de la richesse du pays, la députée a précisé que cela ne devrait pas être de l’assistanat. Il faut au contraire donner les moyens aux gens à travers l’éducation et la formation de devenir autonomes, a-t-elle dit.
Arianne Navarre-Marie a aussi attiré l’attention sur le fait que 25 % des chômeurs du pays ont moins de 25 ans. « Les jeunes sont tellement dépassés qu’ils sont même descendus dans les rues. Qu’est-ce que le budget leur réserve ? Une taxe sur les SMS et MMS ! »