Que représente ce vol inaugural pour Air Mauritius ?
Pour Air Maurituis, cela représente d’abord une expansion. Chengdu est une nouvelle destination qui est excitante et prometteuse. Nous avons tous été impressionnés par ce que nous avons découvert. Que ce soit en termes d’attractions touristiques ou de technologies, mais aussi d’architecture et de propreté. Les habitants de Chengdu sont très accueillants et charmants. Il existe plusieurs opportunités d’affaires, comme le cargo.
Pourquoi avoir choisi Chengdu comme nouvelle destination?
Nous ne l’avons pas choisi. C’est Chengdu qui nous a choisis, car il existe désormais un partenariat entre la municipalité de Chengdu et Air Mauritius. Nous sentons qu’il y a un move stratégique de Chengdu vers l’Afrique à travers Maurice et MK va grandement y contribuer à travers ce vol direct.
Quelles sont les perspectives de cette quatrième destination chinoise?
Nous allons commencer par un vol par semaine et dès que la demande s’amplifiera, nous allons augmenter de 2 ou 3 vols par semaine. Nous sommes surpris par le load factor déjà. Nos avions pour les premières semaines sont remplis. Il existe de grands potentiels et nous sommes très optimistes.
Qu’est-ce qui est et sera fait pour encourager les touristes de Chengdu à venir visiter Maurice?
Nous devons certainement vendre la destination, mais vendre Maurice ce n’est pas uniquement le travail d’Air Mauritius, mais un travail de tous les stakeholders du tourisme et de l’économie mauriciens. En tout cas, l’attention que nous avons eue de la presse de Chengdu était impressionnante. On parlera de nous. C’est sûr !
En dépit du fait que la destination Chine — vous l’avez vous-même concédé — figure parmi les raisons qui ont occasionné les pertes de la compagnie aérienne nationale, vous persistez dans cette direction et augmentez même vos vols et votre réseau ici?
La destination Chine, c’est vrai, a eu un impact négatif au départ et a occasionné des pertes. Mais tous les business commencent par une phase de pertes. Pour un retour normal sur investissement, cela prend une, deux ou parfois quelques années. Nous sommes dans cette première phase avec cette destination. Mais il faut retenir qu’Air Mauritius a fait la démarche et eu le courage de créer ce nouveau marché et nous commençons à en ressentir ses premiers effets positifs. Nos investissements finiront par payer à l’avenir.
Après Shanghaï, Beijing et Hong-Kong, des mégapoles, Air Mauritius se tourne vers une métropole de province à Chengdu. Est-ce judicieux ?
De ce que j’ai vu à Chengdu, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une métropole de province comme nous l’imaginions. Au contraire. Avec une population de plus de 14 millions, il y a beaucoup de business et surtout, il y a l’intention des autorités chinoises d’aller vers l’Afrique. Je ne vois pas de province, de cité but I see the demand.  
L’Afrique est-elle aussi une autre réelle opportunité pour Air Mauritius?
Pour les Chinois, le seul vol direct vers Maurice, c’est Air Mauritius. S’ils souhaitent atteindre l’Afrique le plus vite, pour le cargo, par exemple, c’est à travers nous.
l Comment se traduit cet accord que Maurice a récemment signé avec la Chine permettant jusqu’à 28 vols par semaine sur la destination pour les deux pays?
Tout n’est pas encore parfaitement défini. Et il appartient aux autorités chinoises et mauriciennes de voir cela en temps et lieu. Mais dans le business moderne, c’est le partenariat dont on a besoin. Si une ou d’autres compagnies aériennes chinoises veulent venir à Maurice, nous allons certainement collaborer à travers les «code sharing». It’s a win-win situation.