Notre invité de ce dimanche est Armand Apavou, propriétaire des hôtels qui portent son nom et qui ont été placés en receivership à la demande de trois banques. Dans l’interview qu’il nous a accordée vendredi, Armand Apavou donne sa version des faits, conteste le receivership et le Receiver Manager, s’interroge sur les motivations et affirme qu’on veut brader ses hôtels alors qu’il dit avoir une solution pour rembourser ses dettes et continuer à exploiter ses établissements.
Commençons par rappeler quand vous êtes arrivé à Maurice et vous vous êtes lancé les hôtels Apavou…
Je suis un entrepreneur réunionnais spécialisé dans l’immobilier. Je suis arrivé à Maurice dans les années 1990 et j’ai démarré la construction de l’hôtel Ambre, qui a été un succès et qui est devenu par la suite un centre de formation qui a été utilisé par les autres hôtels. Nous avons été un des pionniers de l’hôtellerie dans l’est de Maurice, qui s’est bien développé par la suite. Après, nous avons racheté l’épave de La Plantation à Balaclava, c’était une épave de béton qui était là depuis dix ans que nous avons reconstruite pour en faire un hôtel. Dans la foulée, nous avons construit Indian Resort – 350 chambres –, repris deux petits hôtels Cocotiers et Bougainville que nous avons remis en état. Vers 2008, quand nous avons pris conscience que les marchés émergents étaient l’avenir touristique pour l’île Maurice, nous avons été un des premiers à prospecter les marchés indien et chinois. Puis nous avons construit le Moréva et le Mornéa à côté de l’Indian au Morne. Cela nous a donné une capacité de 1 200 chambres.