À la septième semaine d’enquête du Central CID sur les arnaques financières avec des préjudices allégués de l’ordre de Rs 2 milliards, l’ancien Chief Executive Officer (CEO) de la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius, Vinod Chidambaram, a connu un passage éclair dans les locaux du Central CID. Ce développement est intervenu après l’audition par les enquêteurs de la police de son épouse, la notaire Rajalutchmee Chidambaram, dans la journée d’hier. Entre-temps, l’inspecteur de police Bhunjun, par les soins de ses conseils légaux, a initié des procédures en Cour suprême en vue de renverser les Freezing Orders obtenus sur ses comptes bancaires et ses avoirs par l’Assets Forfeiture Office sous le contrôle du Directeur des Poursuites publiques (DPP). Toujours ce matin, le Central CID a repris l’interrogatoire de l’astrologue Neerunjun Motah et de son fils, soupçonnés d’être des principaux agents recruteurs de clients pour le compte de Sunkai Co. Ltd. et de White Dot International Consultancy Co. Ltd.
Vinod Chidambaram a débarqué dans les locaux du Central CID très tôt ce matin, soit avant 8 heures 30 et à 10 heures 30, il repartait en compagnie de son conseil légal, Me Robin Ramburn. La séance d’interrogatoire menée par l’assistant commissaire de police Heman Jangi n’aura duré qu’un maximum de 90 minutes, indique-t-on de sources autorisées aux Casernes centrales. Mais à la mi-journée, très peu de détails ont transpiré quant à la teneur des questions auxquelles a été confronté l’ancien directeur général d’Air Mauritius.
De par les développements intervenus subséquemment, il va de soi que la Line of Questioning privilégiée est celle de « victime d’une nouvelle forme de Hedging » sur les économies et le patrimoine personnel de Vinod Chidambaram. D’autres sources indiquent qu’après cette séance d’interrogatoire express avec la famille Chidambaram ayant investi quelque Rs 30 millions dans le système d’investissements fictifs de Marjorie Bazerque, Vinod Chidambaram se tient à la disposition des limiers du Central CID pour tout complément d’informations pour la suite de l’enquête.
Après la première série de Restraint Orders émis, par des juges de la Cour suprême, siégeant en référé, à la demande de l’Assets Forfeiture Office, les parties concernées par ces ordres formels se mettent à réagir. Ainsi, l’inspecteur Bhunjun, affecté au poste de police d’Eau-Coulée, et soupçonné d’avoir sous son contrôle un Portfolio de plus de Rs 90 millions pour le compte de Sunkai Co. Ltd de Bimla Ramloll alias Madame Kaba, a initié une affaire en Cour suprême.
Par les soins de ses conseils légaux, cet officier de police, inculpé provisoirement du délit de Conspiracy to Defraud et sous interdiction au sein de la force policière, demande à la Cour suprême de rayer les Restraint Orders émis contre ses comptes bancaires et ses avoirs. L’affaire sera entendue en Cour lundi prochain avec les représentants de l’Assets Forfeiture Office signifiant leur intention de contester cette démarche.
Les comptes bancaires attribués à cet inspecteur de police, qui avait pris six mois de congé pour se consacrer à ses activités de Manager au sein de Sunkai Co. Ltd., de même que des placements bancaires au nom de son épouse et de son fils en bas âge, se montent à plusieurs millions de roupies. L’inspecteur Bhunjun et l’ancien policier Rambharuth émergent dans le cadre des enquêtes du Central CID en tant que principaux lieutenants de Mme Kaba dans le recrutement des clients et la gestion des fonds de Sunkai.