Le leader du Mouvement Authentique Mauricien (MAM), Eliézer François, par le biais de son avoué, Pazhany Rangasamy, a fait servir une mise en demeure dans laquelle il réclame Rs 10 M au commissaire de police (CP) et à l’État dans le cadre de son arrestation le 19 février 2018 lors d’une manifestation. Eliézer François était poursuivi en cour de district de Port-Louis sous une charge de “illegal gathering”.

Seize mois après, soit le 3 juin 2019, les charges avaient été rayées contre lui par la cour. L’ancien ministre du Logement, des Terres et des Plages publiques (1976-82) souligne que, pendant tous ces mois, il faisait l’objet d’un “prohibition order” et qu’à chaque fois qu’il devait voyager, il avait à demander l’autorisation de la cour et à donner une garantie de Rs 2 000 à Rs 5 000.

Eliézer François évoque une situation de préjudice et affirme que suite à son arrestation, sa réputation a été ternie au niveau local et international. « Whereas the Abovenamed Party avers that for the past 16 months, his reputation, because of the aforesaid acts of the Hereundernamed Parties, has been tarnished in Mauritius and overseas. This has also caused a lot of pain and anguish to the Abovenamed Party’s family members.Since he has been engaged in politics or acting as trade unionist or been involved in educational activities, he has neither organised nor been associated with any illegal gathering », dit-il dans le document. Il réclame de fait Rs 10 M au commissaire de police et à l’État pour le préjudice causé. Il a retenu les services de Me Jacques Panglose. Le 19 février 2018, Eliézer François avait été arrêté pour avoir participé à un rassemblement illégal lors de la manifestation du groupe Zenfan Rosbwa. Ces derniers contestaient l’exercice de recrutement à la Cargo Handling Corporation. Ils estiment être laissés pour compte.