Les 20 syndicalistes arrêtés le 18 décembre 2012 après un rassemblement pacifique en face du parlement afin de contester les amendements aux lois du travail du ministre Shakeel Mohamed ont vu leurs charges rayées en cour intermédiaire. « Ene grande victoire pou bann travayer mauriciens », affirme le syndicaliste Ashok Subron.
Suite à leur arrestation devant le parlement le 18 décembre dernier, et après avoir versé une caution de Rs 10 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 50 000 chacun, les vingt syndicalistes de la General Workers Federation (GWF) et du Joint Negotiating Panel de l’industrie sucrière ont comparu en cour aujourd’hui. Ces derniers étaient poursuivis pour violation de l’article 8 de la Public Gathering Act (PGA), soit pour rassemblement illégal devant l’assemblée nationale le jour où se tient une séance parlementaire. Cette arrestation est intervenue dans le sillage des amendements proposés par le ministre Shakeel Mohamed aux deux lois du travail. Ils avaient tenu une manifestation pacifique pour réclamer le retrait des amendements. Le syndicaliste Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ, également un des dirigeants de la plateforme syndicale GWF, s’est dit satisfait de ce dénouement en cour intermédiaire ce matin. « C’est enn grande victoire pou bann travayer mauriciens ki ti combatt sa amendement anti-travayer ki ti pou voté lors l’assemblée générale le 18 décembre 2012. Bann syndicalists GWF aussi bien qui Joint Negotiating Panel ek bann syndicats le port ti alle démann explikasion et pou ki gouvernma pa alle de l’avant ek sa bann amendman là. Ti enn regoupman pacifik mais la police ine arrêt 20 syndicalists sa zour là. Sa décision pou pa poursuiv zot li enn victoire pou nou et nous réclame désormais ki gouvernma prend en considération bann objections majeurs bann travayers concernant droit de grève ek zot conditions travail. Mo fer enn l’appel pour ki tout travayers leve la voix et exige ki ceux ki au pouvoir pren position lors sa bann amendman bancal. » Ashok Subron a tenu à remercier « tout dimoune kine ress solidaire envers bann syndicats. Grâce à nou action ki la lois travay pa ti voté le 18 désam ».