Le Centre culturel chinois (CCC) accueille en ce moment une exposition de peintures chinoises réalisées par des Mauriciens, artistes professionnels, amateurs et débutants. Il s’agit des travaux issus d’un atelier de deux mois qui a pris fin samedi dernier au CCC.
Du 25 juin au 25 août, une quarantaine de Mauriciens ont participé à un atelier d’initiation à la peinture chinoise animé par le professeur d’art Yin Jia. Sa venue à Maurice fait suite à une demande pour une formation de peinture chinoise par des Mauriciens, fait ressortir Wang Yongjian, le directeur du CCC au Mauricien. « Le centre avait organisé un atelier de calligraphie chinoise en mars de cette année à la suite duquel les participants avaient fait part de leur intérêt pour apprendre la peinture chinoise », affirme-t-il. Et de préciser que la calligraphie chinoise fait partie intégrante de l’art chinois.
Ainsi, au bout de ces deux mois de formation à raison de deux sessions par semaine le résultat est très encourageant. Le directeur du CCC évoque même sa surprise de voir la maîtrise de cet art par les Mauriciens. « J’ai été le premier surpris car je ne m’attendais à ce qu’autant de talents se manifestent ». La quarantaine d’artistes qui ont participé à l’atelier ont produit pas moins de 56 tableaux. Devant le succès remporté par ce premier atelier, Wang Yongjian annonce déjà une deuxième édition pour l’année prochaine.
Les paysages, les fleurs, les bambous et les oiseaux sont les thèmes le plus souvent abordés par les stagiaires. Le niveau varie en fonction de l’expérience artistique de chacun. Parmi les travaux, ceux de l’artiste Yves David accrochent le regard du premier coup : la composition de l’image, la profondeur et les couleurs choisies donnent du caractère à son travail. De même pour un certain nombre de participants qui sont, selon le directeur du CCC, des professeurs d’art ou des artistes. Cependant, le visiteur mauricien ne peut manquer les deux images côtières exposées et qui rappellent des paysages locaux.
C’est notamment à l’encre de chine sur du papier que les participants ont travaillé. Les travaux sont en monochrome, notamment le noir et en polychrome. Légèreté et fluidité les caractérisent. Quelques-uns présentent aussi une certaine densité ou du mouvement. Outre la peinture, le dessin avait aussi une place de choix au sein de l’atelier. Le défi résidait dans la maîtrise de l’outil. Le participant devait apprendre à contrôler la pression en dessinant à l’encre de sorte à ce qu’il n’y ait pas de bavure ni de hachure, fait ressortir M. Wang. Les dessins, présentant des images des sages de la tradition chinoise, sont très détaillés. « Le professeur enseignait la méthode et les participants étaient libres de faire leurs créations artistiques », fait-il ressortir.
Les participants seront en mesure de récupérer leurs travaux à l’issue de l’exposition et à en disposer comme bon leur semble.
Outre la promotion de l’art et de la culture de leurs pays respectifs, ce genre d’exercice proposé par les ambassades à l’instar de celle de la France très souvent ou encore de la haute commission australienne (avec un atelier sur l’art aborigène, durant le premier trimestre de cette année), vient nourrir et enrichir la culture mauricienne. M. Wang annonce la tenue d’un troisième atelier de découpage de papier pour novembre.
La présente exposition peut être vue au CCC jusqu’au 20 septembre en  semaine de 9 h à 16 h. Elle est fermée le week-end.