Huit mois après son arrivée au ministère des Arts et de la Culture, Santaram Baboo laisse un sentiment amer au sein de la communauté d’artistes. Comme les autres ministres qui ont occupé ce siège dans le passé, il est critiqué pour son manque d’initiatives en ce qui concerne l’avancement des arts et de la culture à Maurice. La perception est qu’une fois de plus, le ministère des Arts et de la Culture ne se retrouve pas forcément avec the right person in the right place. Il n’y a plus de lueur d’espoir pour la culture locale : nous assistons à la perte de nos valeurs artistiques et culturelles, soulignent les artistes. Les grandes ambitions affichées par le gouvernement à son arrivée au pouvoir se résument à une succession de fausses notes.
“Un pays sans culture est un pays sans âme !” Il y a environ quatre mois, lors de la présentation du Budget 2015, ces mots prononcés par le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, avaient résonné comme une sonnette d’alarme afin de mettre en garde contre une perte de nos valeurs artistiques et culturelles. La raison évoquée était principalement le découragement et le désintérêt des artistes locaux. Quelques mesures avaient été annoncées pour remédier à cette situation jugée “chaotique”. On était sous l’impression que le monde des arts et de la culture connaîtrait enfin un renouveau à Maurice.
Huit mois plus tard, c’est pourtant le même sentiment amer qui règne au sein de la communauté des artistes. Aucun changement n’a été noté. Le monde des Arts et de la Culture est en déclin, estime Firoz Ghanty. Les causes sont diverses et les artistes s’alarment.